samedi 3 août 2019

Maxyx ou Marie Grollier


Mawyx, c'est un mythe issu des temps anciens de l'ère primaire de l'internet. Il a réussi à survire jusqu'à nous et ça c'est beau. Quand Tik Tok n'était qu'une onomatopée et que la Youtube Monnaie n'avait pas perverti le game, des gens se filmaient, jouaient de la musique et foutaient tout ça sur la toile sans se poser de questions. Les covers étaient faites dans l'innocence de grignoter un peu de son quart d'heure warholien. Le bordel n'était pas industrialisé. Il y avait la fraîcheur de l'amateurisme. Et la beauté du geste qui consiste à lancer la bouteille à la mer.

Mawyx avait chatouillé mes esgourdes avec sa reprise de Horses In The Sky d'A Silver Mount Zion. C'est qu'on va pas se mentir mais la version originale est carrément puissante. On arrête encore moins de se mentir : la voix d'Efrim Manuel Menuck a un truc. Un truc qui te fait l'apprivoiser avec le doute coupable quant à savoir s'il chante faux ou pas. Maxyx, elle, délivre une version qui chante juste. Et c'est comme une explosion de papillons dans le bas ventre, tout ton épiderme qui s'abandonne en goosebumps, le déclic d'un avant incrédule et d'un après indicible.

Je l'ai souvent répété mais la voix de Mawyx a été un crush immédiat. Parmi mon top de mes voix féminines préférées, elle survole avec celles de Shara Worden/Nova (My Brightest Diamond), Anne-Claire B (Lefkès), Lhasa de Sela ou encore celle d'Eloïse Decazes. Toutes, en plus d'avoir cette singularité identifiable à la seconde, il y a cette émotion viscérale sur chaque mot, intonation que j'aime à me prendre chaque fois en pleine face. Putain, c'est beau !

Ma mémoire a flanché à propos de  ce qui va suivre. Sur la chaîne de la demoiselle, on retrouverait, c'est certain, une reprise de Terrible Angels de Coco Rosie. Peut-être une de Cat Power (Werewolf, merci LastFm !). Certains se sont pâmer des années durant pour une réécoute de sa version de Under The Bridge des Red Hot. D'une qualité pas top top soit dit en passant. On est fan où on ne l'est pas ! Et quand tout ça vient à disparaître dans les limbes de l'infranet, le culte naît. Reste quelques titres qu'une poignée chérisse comme un secret, font vivoter telle une célébration qui s’éteint.

Puis le miracle a lieu. Marie Grollier de son vraie nom existe. Originaire d'Albertville, sœur de Vincent ami de collège de Dimitri Giunta, elle quitte la Savoie et son fromage pour Perpignan et sa charcuterie. Fort d'une licence en métier des bibliothèques et d'une autre en musicologie à l'université de Grenoble, experte en XML, Alexandrie 7, HTML et Adobe InDesign, Marie a le profil parfait pour conserver et valoriser les fonds (partitions, instruments de musique) de votre institution. Bon, ok, je crois que je suis allé trop loin dans mes recherches.

En déroulant la pelote, vient Ublot et Amanec3r où elle officie au chant ou avec des cordes. Avec le trio Amanec3r, on a la retrouve en tant que violoncelliste dans des reprises de Atahualpa Yupanqui fortes en saudade. Suit Ublot (sans H) avec Clément Ternissier et leur premier album Étranges Rumeurs (2019). Objet protéiforme où cohabritent post rock, textes scandés, musette et folk dans une énergie qui tient à une question de vie ou de mort. Composé par Marie, le titre le plus fort est Tree, prémisse grandiose de ce dont est capable la jeune fille.

Enfin, vient sur quoi je pose tous mes espoirs : Trip for Léon (en se refrénant de le prononcer avec un accent espagnol) ! Avec son acolyte Clément, le duo délivre une folk mélancolique où la voix de Marie trouve le parfait écrin. Le premier titre The Fog en est le plein exemple. J'attends donc avec une hâte non dissimulée Perpetual Waves (EP 4 titres) prévu pour ce 24 octobre prochain. En farfouinant, c'est une démo de Hello Love que je me mets aussi sous la dent. Surprise, Marie chante en français.

Mawyx ou Marie Grollier, merci d'exister. Avec cet article, je peux enfin clore la page qui était restée suspendue avec Horses in The Sky. Une nouvelle s'ouvre. Sur ce, godspeed! Et va faire des concerts hors de ton département, putain.

jeudi 1 août 2019

Bilan Cul. Juillet 2019


Jeu-vidéo
Sky: Children of the Light (thatgamecompany, 2019)
Y a des choses que j'ai du mal à comprendre. Pourquoi Journey n'est pas rentré au MoMa ? Pourquoi thatgamecompany décide de sortir un jeu sur tablette ? Pourquoi les contrôles sont pouraves à m'en donner une tendinite ? Pourquoi c'est un free to play avec des achats intégrés à la con ? Pourquoi la direction artistique ne m'émeut pas plus que ça finalement ? Pourquoi l'expérience de jeu m’apparaît comme vaine ? Pourquoi je ne ressens rien ? Ça fait beaucoup pour un jeu que j'attendais comme le messie. Comme quoi, il ne suffit pas de sortir un walking (flying) simulator avec de jolis aplats de couleurs pastels pour que ça en fasse un chef d'oeuvre ou à minima une bonne expérience.

Série
Casa de Papel : Saison 3
Je pense pas être le seul à penser que ça serait la saison de trop. Et pourtant, les scénaristes se sont retournés le cerveau. La valeur ajoutée est au rdv.

Stranger Things : Saison 3
Je pense pas être le seul à penser que ça serait la saison de trop. Ca va, ça passe, c'est drôle et boosté au néon !

The Handmaid's Tale : Saison 3
Je pense pas être le seul à penser que ça serait la saison de trop. Ca l'est. 

Livre
Thérèse Desqueyroux (François Mauriac, 2012)
J'abandonne Chromozone de Stéphane Beauverger auquel je ne piffe rien (et pourtant le Déchronologue est une maravilla !), pour Thérèse Desqueyroux à laquelle je n'accroche que peu. Le bouquin a le mérite d'être court. Vivre dans la tête à Thérèse m'a fait ressentir aucune émotion, même pas du sadisme ou de l'empathie pour le personnage. Au moins avec la Jégado, ça carbure sec, ça crève la bouche ouverte. Thérèse est dans la demie-molle. J'ai lu une critique plus loin qui la compare à Michel Houellebecq. Ca fume, ça boit et ça laisse couler (le poison).

Théâtre
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Bande dessinée
Nymphéas noirs (Didier Cassegrain, 2019)
Adaptation d'un bouquin de Michel Bussi que je ne connais pas. La bédé de par son construction est très plaisante. On se fait touriste dans le village plongée dans le formol de Giverny. On côtoie Monet  et ses nymphéas ainsi que de mystérieux cadavres.

Exposition
Loups de Chabrières, Sainte-Feyre
Je commence à bien connaître les lieux. Cependant, c'était la première fois que j'assistais à la visite guidée. C'était une bonne surprise tant ça a déconstruit ce que je pensais savoir sur le canis lupus. Même si c'était pas la bonne saison pour voir la bête du Gévaudan jouer de la canine pour tel ou tel morceau de barbaque, le guide a su m'intéresser avec toutes ses anecdotes. Je vois maintenant tout d'un œil différent, un oeil de loup. Et n'oublions pas que le loup est un loup pour le loup.  

Concert
Scratch Massive, Pantha du Prince - 5 juillet @ Cité de la musique, Paris
J'ai aimé la prestation mais il manque un quelque chose pour avoir le waouh. Le curseur entre performance technique et simplicité de l'émotion penchait trop d'un côté que de l'autre.

Jónsi, Alex Somers et Paul Corley "Liminal Soundbath" - 7 juillet @ Cité de la musique, Paris
On est arrivé trop tard (à l'heure quoi) pour avoir les places couchées. Sur nos places assises donc, cela m'a pas empêché de sommeiller allègrement pendant les brouhahas sonores. De m'éveiller pendant les moments doux. C'est le genre de spectacle où une vie s'écoule naviguant entre de multiples émotions dont celle qui consiste à se rappeler comme tu t'appelles. La salle était chargée pour le cérémonial : épais rideau de fumée, bougie, jeux de lumière chamanique. Et puis y avait la voix divine de Jonsi. 

Cinéma
Yesterday (Danny Boyle, 2019)
C'est un bon feel good movie qui arrive que partiellement à faire oublier les fuites et autres infiltrations. Moi, j'aurais pris la thune pour acheter pleins d'apparts.


Musique
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jeudi 4 juillet 2019

Bilan Cul. Juin 2019


Jeu-vidéo
Pikuniku (Devolver Digital, 2019)
C'est un bon petit jeu pour passer le temps. La direction artistique va beaucoup dans le sens de LocoRoco (ロコロコ). Mais ici il n'est point question de boules qui chantent ou même d'une dynamique de gameplay innovante. Non, Pikuniku est coloré et rigolo mais il n'a rien de spécial.

Série
Chernobyl (Craig Mazin, 2019)
La fameuse série supérieure à Game Of Thrones. Malgré la comparaison hors de propos, oui, clairement, on est sur un divertissement de qualité duquel on ressort bac+8 en ingénierie nucléaire. Je suis assez bluffé par la qualité de la pédagogie pour nous faire comprendre les tenants et les aboutissants sans nous faire prendre des vessies pour des lanternes.

Black Mirror : Saison 5
Cette cinquième saison n'est pas bonne. Je garde sous le coude le premier épisode qui est réjouissant dans son idée. Le reste est salement consensuel. 

Livre
L'île (Robert Merle, 1962)
Je pensais que ça allait parler des naufragés de l'île Tromelin mais en fait pas du tout c'est une fiction basée sur les révoltés du Bounty. Je suis assez dégoutté car l'histoire des Robinsons de l'île Tromelin doit être franchement plus intéressante que celle que nous compte Robert Merle. Je retiens quand même que à ne pas choisir de camps, bah ça te revient dans la gueule. 

Théâtre
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Bande dessinée
Voyage aux îles de la désolation - Terres australes, tome 1 (Emmanuel Lepage, 2011)
Je connaissais déjà Emmanuel Lepage en tant que reporter bd suite à son passage à Tchernobyl. Dans cet opus, il embarque sur le Marion Dufresne pour une rotation dans les terres australes française. On voyage de la Réunion, à Tromelin, Amsterdam, Crozet, Kerguelen, la Possession mais surtout Kergulen. 

Exposition
Sintra, Portugal
Palacio Nacional, Castelo dos Mouros, Quinta da Regaleira, Palacio de Pena

Concert
The Mauskovic Dance Band, Pond, Flavien Berger, Rosalia, Bonobo DJ, Erykah Badu - 2 juin @ We Love Green, Paris
C'était une journée très chaude.


Cinéma
Parasite (Bong Joon-ho, 2019)
Les films coréens, c'est souvent wtf embarassant. Si on prend Okja, Snowpiercer ou The Host (pour ceux que j'ai vu), ça laisse un goût de génance. Mais le dernier né (palmé) du réalisateur, lui, est wtf enthousiasmant. C'est un beau bordel qui va croissant dans l'étonnement.


Musique
Orouni - Partitions (2019)
De la pop ensoleillée.

samedi 1 juin 2019

Bilan Cul. Mai 2019


Jeu-vidéo
Ghost Giant (Zoink Games, 2019)
Auteur du réjouissant Flipping Death, j'avais flagué le studio suédois Zoink Games pour leur prochaine production concernant le support VR. Le résultat est à la hauteur de ce que fait le reste du milieu indé : une jouabilité à rendre maboule, des bugs de collisions en veux-tu en voila, de la calibration à refaire à chaque début de partie... Mais un univers, une ambiance, un scénario, une inventivité, qui rattrapent chaque contorsion que j'ai du faire pour attraper un truc qui m'aurait pris 2s dans la vraie vie. Si on omet les désagréments relatifs au support, Ghost Giant est une aventure tendre et rafraîchissante où la VR apporte une vraie valeur ajoutée !  

Série
Game of Thrones : Saison 8
Les gens peuvent bien ergoter autant qu'ils veulent, pour ma part, cette saison finale me convient très bien. L'exercice était certes difficile que de raconter à l'aveugle sans le support du bouquin. Bah au final, ça va, j'aime le contre-pied et ce final aigre-doux. Je parie même que George R. R. Martin ne fera pas mieux. 

Livre
Les Furtifs (Alain Damasio, 2019)
Alors bon, tout comme la Horde du Contrevent que ce Furtif ne surpasse pas mais égale sur certains points, je suis incapable d'écrire (ou flemmard) quoi que ce soit sur ce que Alain Damasio peut écrire. C'est tellement génial, dense et beau. Voila, un point c'est tout.

Théâtre
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Bande dessinée
Le Tour des Géants (Nicolas Debon, 2009)
J'aime bien Nicolas Debon car il rend intéressant des choses auxquelles il me viendraient même pas l'esprit de m'attarder en premier lieu. Ici c'est du Tour de France de 1910 dont il s'agit. On fait donc la découverte de cette épreuve d'assassins et des victimes consentantes qui y ont fait face. Nicolas Debon est dans l'anecdote de la petite histoire qui fait la plus grande. Ça raconte le début de la professionnalisation d'un sport où la mécanique et la science des cocktails énergisants ont encore de beau jour devant eux.

Exposition
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Concert
Flotation Toy Warning - 29 mai @ Petit Bain, Paris
C'est rigolo, je peux me targuer d'avoir été à tout les concerts parisien qu'ils ont données. En 2011 au Café de la Danse, en 2016 à la Maroquinerie. Et puis il y a cette tournée fin 2017 qui a été annulée et pour laquelle j'avais la flemme. Au final, j'aurais assisté à la séance de rattrapage au Petit Bain de 2019 in extremis car ayant acheté les billets la veille pour le lendemain. Le Petit Bain étant une salle que j'affectionne pas particulièrement. Je ne regrette cependant pas ce énième rdv avec les londoniens.

Cinéma
Roma (Alfonso Cuarón, 2018)
Je sais pas trop quoi raconter. Ca passe comme un proust au pays de cent ans de solitude. Marie a été touchée par la solidarité féminine qui va au delà des classes.

The House That Jack Built (Lars von Trier, 2018)
J'ai la peau dure mais Lars n'y ait pas aller de main morte. C'est film est une réelle abomination dont j'ai mis deux mois à aller jusqu'à son terme avec 6/7 séances de visionnage. Je suis partagé entre le dégoût et l'adoration sidérée face au dégoût que ça m'inspire. Le réalisateur aura au moins le mérite de montrer qu'on peut toujours encore aller plus loin. 

Climax (Gaspar Noé, 2018)
A contrario, le dernier Gaspar Noé (comme en général tout Gaspar Noé sauf Love) m'a complètement réjouit. Les dialogues, les scènes de danse ainsi que la seconde partie du film, ça un côté jubilatoire, cathartique, expiatoire. C'est évidemment extrêmement sordide. Mais surtout génial.

Musique
Blair Coron - On The Nature Of Things
Enfin une vraie découverte musicale qui mérite qu'on s'y attarde. C'est luxuriant.

mercredi 1 mai 2019

Bilan Cul. Avril 2019


Jeu-vidéo
Baba Is You (Hempuli, 2019)
J'étais allé au bout de la démo. Je pense pas que j'arriverais tout de suite au bout de la version complète tant ça te retourne le cerveau. Le concept du puzzle game est génial : modifier les règles du jeu pour réussir ce qui aurait été impossible initialement. Les combinatoires possibles sont délirantes : bouger les murs, les rendre transparents, devenir les murs ! Bref, ça bouleverse les repères et rend complètement fou !

Série
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Livre
Le Huitième Sortilège (Terry Pratchett, 1983)
Déçu. Autant le premier tome était foutraque, autant celui-ci manque d'imagination. L'auteur veut absolument donner un sens et une conclusion aux aventures de nos amis Rincevent et Deuxfleurs et c'est chiant. Moi je voulais du fou-fou et de l'imprévisible. Conclusion, je dis adieu à Terry Pratchett pour le moment. Et puis il y a le dernier Damasio qui est positionné en top priorité.

Théâtre
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Bande dessinée
Chroniques d'Iblard : Le pays des laputas (Naohisa Inoue, 2008)
Les critiques web disaient que c'était imbitable. Et bien, c'est complètement imbitable de chez imbitable. Que ce soit le dessin où on comprend rien ainsi que le discours confus, on n'est jamais vraiment certain de lire ce manga dans le bon sens. Faut préciser que l'exemplaire que j'ai dégoté était un rejet de bibliothèque qu'un quidam a du trouvé dans une poubelle pour le vendre 1€ sur Amazon, ceci explique peut-être cela. Il n'empêche que c'est le travail de Naohisa Inoue et une porte vers le monde d'Iblard et ses laputas. C'est donc précieux.

Gon : tome 1 à 5 (Masashi Tanaka, 1992-99)
Toute cette virtuosité pour ça. Le trait est magnifique. Mais qu'est-ce que c'est débilos ! Tout le bestiaire y passe. Coup de boule, morsure, piétinement, Gon est un petit dinosaure soupe au lait. Et c'était mon personnage préféré dans Tekken. 

Exposition
Musee Ghibli, Mitaka, Japon
On aura beau voir tous les cerisiers en fleurs du monde et tous les temples de la planète nippone, c'est le Musée Ghibli dans la banlieue de Tokyo qui est le vrai honneur. D'ailleurs, j'en dirais rien car c'est top secret. Hihihih !

Concert
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Cinéma
Bohemian Rhapsody (Bryan Singer, 2018)
J'ai pu en voir des films dans l'avion : Moonlight, (2017), Ferdinand (2017), Lego Batman, le film (2017). Bohemian Rhapsody quant à lui est très formel, gagné d'avance mais quel panache !

Crazy Rich Asians (Jon M. Chu, 2018)
J'ai un peu honte mais ça m'a fait monter des petits papillons roses dans le bas-ventre.

La Grande excursion de Koro (Hayao Miyazaki, 2002)

Je voulais voir 星をかった日pour en savoir plus sur le monde d'Iblard. Quant à Marie c'est Mei et le bébé chat bus. Tous deux diffusés uniquement au Saturn Theater mais le mois d'avril était consacré au petit chien Koro. Ça reste un privilège uniquement possible au happy few qui ont la chance de pénétrer dans le musée Ghibli. Diffusé en japonais, ouf que j'ai un peu de vocabulaire pour chopper des phrases au vol. Mais même sans comprendre, le petit chien est tellement attachant et ses pérégrinations rafraîchissantes, qu'on en ressort réjouis.

Musique
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dimanche 31 mars 2019

Bilan Cul. Mars 2019


Jeu-vidéo
Toyland (Illucity) @ La Villette, Paris
Une expérience VR d'«hyper-réalité» au top à la Villette. Lâché an autonomie à cinq dans une pièce de 100m2, fusil d'assaut à bout de bras, nous voici partie pour une mission bien particulière. Crazy Monkey met la misère dans une chambre d'enfant ; nous et les gentils yankee venons leur apporter la démocratie. Impressionnant et ultra immersif, l'aventure est la plus jusqu'au-boutiste dont j'ai pu faire l'expérience !

Minit (Jukio Kallio, 2018)
Un Zelda-like de la première heure. Avec la particularité que le jeu dure une seule minute. Parfait ! Moi qui cherchait un jeu qui ne soit pas trop chronophage. Dans les faits, on recommence inlassablement en cumulant des centaines de partie... Chaque minute permettant de capitaliser et poursuivre son avancement. L'urgence devient un élément à part entière de gameplay !

Série
True Detective : Saison 3 (Nic Pizzolatto, 2019)
Après une première saison d'anthologie, difficile de donner une chance à la seconde. Du coup, c'est la troisième qui en fera les frais. On retrouve l'ambiance poisseuse d'une enquête qui pédale dans la semoule. Un duo de choc qui doit se supporter. Cette troisième saison monte en pression pour un final un peu curieux.

Love, Death & Robots (Tim Miller, 2019)
Le format est agréable. Evidemment, ça manque d'homogénéité. Un coup de cœur pour l'épisode «L'oeuvre de Zima». Un hymne au sens de la vie.

Livre
Je suis vivant et vous êtes morts (Emmanuel Carrère, 1998)
Ubik m'avait déçu tant je m'en faisais une montagne. Cette biographie est l'occasion de faire connaissance avec l'auteur. Au début c'était rigolo, vers la fin, la vie du bonhomme devient de plus en plus gênante.  

Théâtre
Edmond @ Théâtre du Palais Royale, Paris
La pièce était tellement bien que même avec un siège en catégorie 3 avec une visibilité imposant la contorsion, on ne lâche rien. La bande annonce cinématographique de l'adaptation m'avait emballé ; maintenant je la trouve bien pâlotte face à l'interprétation sur les planches qui a tellement plus de panache.  

Bande dessinée
Un monde un peu meilleur - Les Nouvelles Aventures de Lapinot, tome 1 (Lewis Trondheim, 2017)
Lapinot est connu pour ses carottes de Patagonie ainsi que ses formidables aventures. Etant un mec très 2017, c'est pour ces nouvelles aventures que je m'aventure. C'est formidablement drôle et crétin !

Exposition
Salon Big Data 2019 @ Palais des Congrès, Paris
Le CR en pièce jointe.

Concert
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Cinéma
Green Book : Sur les routes du sud (2019)
Franchement mieux que Mortal Engines. Voir description ci-dessous. Au moins, il n'y avait pas de terminator dedans.

Mortal Engines (Christian Rivers, 2018)
Non. J'étais là pour voir des villes qui roulent. Pas pour voir un film avec terminator dedans. Unacceptable.

Musique
O - Olivier Marguerit – À TERRE ! (2019)
J'ai voulu prendre ma place pour la date en mars mais c'était déjà complet. L'album est frais et me rappelle les plages de St Malo.

La Dispute - Panorama (2019)
J'ai pris mes places pour la date en juin prochain. Ça va être bruyant et ça va crier. Je suis trop émo.

samedi 2 mars 2019

Bilan Cul. Février 2019


Jeu-vidéo
A Fisherman's Tale (Vertigo Games, 2019)
Autant le concept est parfait pour la VR, autant la réalisation a ses limites. J'en suis arrivé à faire des contorsions digne d'un yogi confirmé pour faire des actions qui m'aurait pris deux secondes dans la réalité. Les bugs de collision m'ont rendu fou. Mais si on est patient et pas trop rancunier, ce jeu reste une expérience profonde de mise en abyme qui aura le mérite d'être une première. Et puis maintenant, je sais ce que c'est que se prendre une tempête dans la gueule en pleine mer. 

Série
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Livre
L'idole (Robert Merle, 2010)
J'avais pas encore touché à Robert Merle pour ce qu'il a pu d'écrire à propos du 15-16ème siècle. Et bah, ce roman est une merveille de finesse, de psychologie et de ressort scénaristique. 

Eloge de l'esquive (Olivier Guez, 2014)
Je me moque du football comme de ma dernière chemise (café coton). Ce petit livre a le mérite de nous donner des clés pour sentir la passion. Maintenant je sais qui est Garrincha.

Théâtre
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Bande dessinée
RanXerox (Tanino Liberatore, 1981-1996)
Voila, j'ai enfin lu.

Exposition
Paris Face Cachée : La Comtesse du Kentucky
Mona Bismarck est une dame qui s'aime. Son intérieur parisien en est un digne témoignage. Les différents portraits d'elle et les peintures de ses différents intérieurs, ça ne ment pas ! On la retrouve jusque mise en scène dans un Dali que le maestro aurait réalisé pour elle. 

Paris Face Cachée : De la VO à la VF
Bon amusement avec Studios VOA pour en apprendre plus sur le métier de comédien-doubleur ainsi que le rôle d'un tel studio.

Paris Face Cachée : Just frip it !

Paris Face Cachée : La nature aux 4 sens
Visite du Musée de la chasse (et de la nature) à l'aveugle. Une fois la vue retrouvée, du peu qu'on a pu en voir, grosse qualité des collections. Ça donne vraiment envie d'y retourner au plus vite et cette fois-ci en mode voyant.

Paris Face Cachée : Escapade nippone
Balade autour de la rue Saint-Anne. J'avais très faim donc a mangé des dorayaki à Tomo. Puis on est revenu manger les ramen de Ryukishin, au bon goût d'Osaka.

Concert
Manifeste Contre Big Mother (Alain Damasio, Yan Péchin) - 16 février @ Théâtre du Rond Point, Paris
La Périphérie vue par la science fiction (Alain Damasio, La Volte, Yan Péchin) - 16 février @ Théâtre du Rond Point, Paris
4h de Alain Damasio. Je peux enfin mourir. Je vais quand même attendre son prochain livre Les Furtifs qui sort en avril prochain. Ah oui, il nous a lu le dernier chapitre. Et il cautionne la violence, aussi. 

Cinéma
Burning (Lee Chang-Dong, 2018)
Bonne ambiance, un peu concon, on sait pas trop où ça veut en venir.

Capharnaüm (Nadine Labaki, 2018)
J'ai pas trop suivi, j'étais entrain de développer un cockpit de train. Ça avait l'air pathétique.

La Favorite (Yórgos Lánthimos, 2019)
Difficile d'être objectif avec Emma Stone dedans. Après The Lobster et Mise à mort du cerf sacré, Yórgos propose enfin quelque chose de digeste. La Favorite est à la fois un film de genre, expérimental et complètement barré. Sacré mélange.

Musique
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