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vendredi 1 novembre 2019

Bilan Cul. Octobre 2019


Jeu-vidéo
Forgotten Anne (ThroughLine Games, 2018)
Plébiscité à l'Indicade 2018,  la magnifique direction artistique tout en dessin animée m'a donné envie de me perdre dans ce Forgotten Anne. Point négatif : la mécanique de jeux est basique, les énigmes beaucoup trop simples et répétitives. Point positif : le scénario quant à lui tient en haleine ; l'univers rappelant la fusion entre un Ghost Trick et le Professeur Layton.

Outer Wilds (Mobius Digital, 2019)
Ce jeu m'a fait passer par de multiples états. Je me suis d'abord ennuyé : l'exploration de Atrebois est correcte sans être la folie. La maniabilité du vaisseau laisse à désirer au premier abord promettant une expérience de jeu fatigante. Les interactions avec les PNJ ne émerveillent pas plus que ça. Puis vient les premières découvertes, cycle de 22min en 22 min, mon carnet de voyage s’étoffe. Un monde dans un monde dans un monde s'ouvre à moi. Un univers façon Mario Galaxy ayant le mérite d'être à taille humaine quand un No Man Sky provoque un désintérêt froid malgré la performance technique. Les enjeux se dessinent petit à petit poussant mon envie de savoir de manière de plus en plus frénétique. Quand je crachais sur le fait de ne pas avoir 3h de suite à consacrer à Marjora's Mask, j’enchaîne ici les parties jusqu'à l’écœurement. Dégoût qui coïncide avec la compréhension de la mise en abyme entre la quête de la civilisation que j'apprends à comprendre et ma propre quête de joueur. Enfin, dépit pour cette quête de vérité qui mène cette civilisation à provoquer son propre effondrement.

Série
The Boys (Eric Kripke, 2019)
Je suis pas un fou fou des super héros. De base, l'évocation de DC Comics ou de Marvel font perler spontanément des sueurs froides dans mon dos. Ici, je me suis laissé prendre au jeu car les gentils sont pas si gentils et les méchants ehhh sont les gentils !

Orphan Black (John Fawcett, 2013) : Saison 1
Les performances d'actrice de Tatiana Maslany sont assez rigolotes à voir !


Mytho (Anne Berest, 2019)
C'est la fille du livre Gabriële (2017) qui réalise la série. Et dedans y a Marina Hands qui est entre autre Lady Chatterley !

Livre
Les sept mariages d'Edgar et Ludmilla (Jean-Christophe Rufin, 2019)
J'avais commencé Le Suspendu de Conakry (2018) acheté dans un Relay à la gare de Saumur. Je l'ai finalement abandonné car malgré que l'écriture de Rufin soit au rendez-vous, le fond était absent. Une lecture vide où j'étais pas sûr d'en tirer quoi que ce soit. Les sept mariages d'Edgar et Ludmilla partage un peu cette tare mais le divertissement est meilleur : on voyage c'est déjà pas mal ! On attend toujours un nouvel Abyssin, Rouge Brésil ou Le Grand Coeur.

Théâtre
/

Bande dessinée
L'Escadre frêle - La Horde du Contrevent, tome 2 (Éric Henninot, 2019)
Ce nouveau tome m'a pris par surprise. Je découvre sa sortie la veille pour le lendemain. Toujours content de retrouver l'univers de Damasio. Malheureusement, le combat Erg/Silène prête peu à une image statique que de ce que j'en vois j'en ai rien compris.

Idées noires (Franquin, 2001)
Le mec, ça a pas l'air d'aller.

Exposition
Bouddha, la légende dorée : l'Exposition, Musée Guimet, Paris
Je connais un peu le bonhomme grâce à Tezuka. Du coup, je suis pas complètement perdu dans la chronologie des aventures de notre cher Siddhattha.

Concert
Bill Callahan - 5 octobre @ La Cigale, Paris
Smog est un mec où rien ne dépasse. C'était pareil pour son concert. Content de voir enfin le crooner loner !

The Libertines - 27 octobre @ L'Olympia, Paris
Je vais à tellement de concerts que je me souviens plus trop de tout. Ouf qu'il y a la liste à la con. Et Raphaël pour me rappeler que oui j'ai déjà vu The Libertines à Rock en Seine je ne sais plus trop quand. Et bah je ne regrette pas d'avoir oublié car malgré la place assise à l'avant avant dernier rang à Olympia, c'était un bon concert d'anthologie pour un groupe d'anthologie. Les deux enfants terribles du rock british ne voulaient d'ailleurs plus s'arrêter.

Cinéma
La Fameuse Invasion des Ours en Sicile (Lorenzo Mattotti, 2019)
Le livre de Dino Buzzati fut l'une de mes toutes premières lectures de ma vie.


Musique
/

mercredi 2 octobre 2019

Bilan Cul. Septembre 2019


Jeu-vidéo
Untitled Goose Game (House House, 2019)
J'ai attendu ce jeu toute ma vie. Le studio australien a tapé dans le mille : incarner une oie, blanche, déplacer des trucs for no reason, cacarder, cagnarder, criailler, glousser, siffler (honk honk) depuis un simple bouton, je n'aurais jamais rêvé mieux. Bon en soit le jeu est pas le jeu de l'année. Il y a une certaine fraîcheur qui se dégage des différents tableaux où l'on vient semer la pagaille. Les différents protagonistes sont bien patients (sauf la vendeuse avec son putain de balai). Une bonne tranche d'amusement et de gentille méchanceté. C'est beau une oie.

Série
Years and years (Russell T. Davies, 2019)
La série est un patchwork de black mirror à courte échéance. On suit la famille Lyons dont les différents membres sont tous plus hétéroclites les uns que les autres (noir, handicapé, homo, émigré, banquier, etc) . Tout va mal et de mal en pis. Sauf peut-être Señor, un ersatz d'Alexa qui arrive à cimenter la famille autour de la grand mère. Les bouleversements sont nombreux ; on a jamais été aussi proche de minuit pour la doomsday clock. Mais il y a de l'espoir si chacun vient à s'éveiller et se dresser contre ce système aveugle conduit par les autocrates et autres bonimenteurs !

Marianne (Samuel Bodin, 2019)
C'est une série Netflic qui fait peur mais pas trop ! J'aime bien les pages qui se tournent. Et c'est à peu près tout.

Livre
Scherbius (et moi) (Antoine Bello, 2018)
Je retrouve mon cher Antoine Bello ! Et il a la verve en ébullition. L'imagination qui déborde. Le concept du (des) livres(s), en soit, prête à fabuler puissance un milliard. Si la trilogie des falsificateurs est imaginative, Scherbius raconte mille romans. Quelle créativité, Scherbius est une machine à fables. Scherbius est protéiforme : dissocié, imposteur, arnaqueur ; le diagnostique se meut de volumes en volumes. Scherbius est une ode aux histoires : peut-importe qu'elles soient vraies ou fausses, l'important c'est l'histoire.

Théâtre
/

Bande dessinée
Le Sculpteur (Scott McCloud, 2015)
Ce sculpteur est une oeuvre jusqu'au-boutiste. Le pacte faustien que scelle le protagoniste principal lui confère pour un temps limité la capacité à exercer son art sans embarras. Top chrono pour se faire un nom quand on a cinquante mille homonymes. Avoir la reconnaissance des pairs, des êtres chères, de soi même ? Qu'est-ce que la réussite ? Qu'est-ce qui est important ? Etre vu, être aimé et par qui ? Ce pavé est beau et éprouvant ; l'urgence du temps qui passe est terrifiante. Une lutte contre soi et les secondes pour accéder par tous les moyens à l'immortalité.

Exposition
Prince·sse·s des villes, Palais de Tokyo, Paris
Le Palais de Tokyo c'est souvent rigolo mais la pas trop. C'était assez caca. Même le nom de l'expo brûle les yeux en incluant de l'écriture inclusive. Y a toujours à boire et à manger : le Willy échoué de Biquini Wax EPS vaut cependant le détour.

Concert
La Colonie de Vacances - 12 septembre @ Le 104, Paris
C'est pas que les bonhommes tournent pas partout en France ; jamais trouvé l'opportunité d'aller les voir. L'occasion est là au 104, je saute et me fait ma place dans la quadriphonie de Papier Tigre, Electric Electric, Marvin et Pneu. Bouchons d'oreilles et chaussures de sport car ça décrasse sa mère. Le pogo vient du centre et s'étend de façon concentrique suite au gros pavé jeté dans la mare. Je fais le tour de moi-même, je fais le boogie-woogie et je vais en avant. Le son est partout. Next move : Animal Hospital Ensemble !

Anne Sylvestre - 22 septembre @ La Cigale, Paris
En 2015, je me précipite au Carré Bellefeuille. C'est peut-être la dernière fois qu'on peut la voir sur scène. On est en 2019, je me précipite à La Cigale. C'est peut-être la dernière fois qu'on peut la voir sur scène. Apparemment tout va bien, je prends rdv pour 2023.  Bon, elle se rappelait plus de toutes les paroles, elle a confondu des couplets, même avec ses fiches pense-bête, et même qu'elle a perdu une fiche pense-bête. Il en reste que ses textes sont toujours aussi drôles, graves, humains et tendre. Elle est rigolote. Elle n'a pas joué ma préférée : Lazare et Cécile. Sorcière !

Cinéma
Why Don't You Play in Hell? (Sion Sono, 2013)
C'est clairement japonais ! Ils sont tous plus excités les uns que les autres. Et c'est surtout n'importe quoi !

Citizen Kane (Orson Welles, 1941)
La photographie est bien !


Musique
(Sandy) Alex G - House of Sugar (2019)
J'aime bien cet album.

lundi 2 septembre 2019

Bilan Cul. Août 2019


Jeu-vidéo
Déraciné (From Software Inc., 2018)
Je n'avais pas trop d'idée de à quoi jouer en attendant les sorties de la rentrée. C'est Déraciné, qui m'avait déjà fait un peu de l’œil sans me hype plus que ça, qui tire le gros lot. Déraciné est donc un jeu VR qui nous immerge dans les couloirs d'un pensionnat du début du siècle passé. Les enfants se vouvoient et ont tous de très bonnes manières. Incarnant l'esprit des lieux, on déambule pour résoudre des énigmes qui nous dépassent. Le temps est un élément de gameplay puisque l'on peut le remonter pour infléchir son cours. On est pas sur de grands enjeux, ni de grandes révélations. Mais ça reste des tranches de vies à la douceur surannée. 

Kids (Playables LLC, 2018)
On reconnait direct le style de Michael Frei. Tout comme son précédent Plug and Play, on est très content à l'achat, un peu moins quand on se rend compte que c'est encore et toujours répétitivement con. L'expérience vaut l'expérience. La direction artistique n'est pas anecdotique. Le jeu se joue. Et conceptuellement parlant, la mise en pratique via Unity vaut le détour.

Série
Dark (Baran bo Odar, 2017) : Saison 1
Dark est comme la Horde du Contrevent de Alain Damasio (publication non sponsorisée). Il faut le marque page pour bien intégrer qui est qui (et quand). C'est un peu lent, les protagonistes manquent un peu de force de proposition. Mais c'est dark et ça parle allemand ! 

Livre
Gabriële (Claire et Anne Berest, 2017)
Gabriële est une femme qui a une ouverture d'esprit large comme ça. Son mari, Francis Picabia, ce gros lourdaud vit sa meilleure vie d'égoïste bipolaire. Gabrielle, par amour, se donnera à lui toute entière toute sa vie. Milles fois cocue et bafouée, Gaby, se laissera sucer volontairement sa substantielle moelle de muse. Toujours au second plan. L'important sera d'être avec un homme qui peint. Ce livre est une chouette plongée dans le monde de la peinture contemporaine et l'avant-garde en général : coucou Duchamp, Appolinaire, Picasso et tous les autres !

Théâtre
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Bande dessinée
La Déconfiture, tome 1 (Pascal Rabaté, 2016-8) : tome 1 et 2
Je voulais lire la vie de Bouddha (Tezuka) mais le destin fit que c'est de Pascal Rabaté que j'ai fait la rencontre. Le thriller viticole d'Un ver dans le fruit ou les péripéties de quart-mondistes d'Les pieds dedans. En fait, c'est avec l'anecdotique mais bien réalisé Vive la marée qu'on s'était déjà croisé. Et puis la déconfiture ou plutôt la confiture (bonne maman fruit intense !). La Déconfiture malgré son topic banal sur la débâcle est tellement énième degré que s'en est génial et follement divertissant.

Exposition
Cité internationale de la tapisserie, Aubusson
J'y a retrouvé le cher Dom Robert ! Un peu déçu par la scénographie qui est assez minimaliste. Un gros pavé de texte pour t'accompagner dans la visite. Ça aurait mérité d'être beaucoup plus ludique. Ouf que les pièces sont magnifiques et variées. On complétera la visite avec l'exposition Le mur et L'espace compilant des tapisseries exposés aux Biennales internationales de Lausanne 1962-1969 au centre Jean-Lurçat. De Tolkien, aux feuilles de choux en passant par Man Ray ou Le Corbusier pour conclure sur un marque page à 150€, Aubusson aura mis des paillettes dans nos vies.

Les Pommes Tapées du Val de Loire, Turquant
Et tu tapes, tapes, c'est ta façon d'aimer. On connaissait les poires tapées. Dans la fraîcheur des cavités en tufeau, les troglo du Maine et Loire ont tapés la pomme une génération le temps de s'occuper pendant le phylloxéra. La visite était chouette pour découvrir cet artisanat qu'on aurait pu ne jamais connaitre. Mais le meilleur reste la pomme elle même réhydraté au Saumur Champigny qu'on déguste après.

Château d'Angers (La Tapisserie de l'Apocalypse)
Ce n'est pas la tapisserie de Bayeux même si les deux sont deux très longs bout de tissu.

Parc Terra Botanica, Angers
Parc à thème à mi chemin entre le Futuroscope et le Puy du Fou, c'est la nature qui est ici mise à l'honneur. On a pas fait le tour en montgolfière car il faut à nouveau payer mais on a vu Thomas Silberstein (pub Intermarché) dans Le colporteur de rêve ! Des dahlias, des papillons, des milieux extrêmes ainsi que des carpes, pleins de carpes !

Concert
Altin Gün, Crows, Hot Chip, 2 Many DJ's - 16 août, Route du Rock, Saint-Malo
2019 ne fut finalement pas en revival de 2011. Les tubes de crème de marron étaient dégainés mais la pluie a préféré finalement se retirer laissant le fort Saint-Pierre dans un état d'accessibilité acceptable. La Route du Rock, c'est quand même le seul festival où tu peux déguster des huîtres numéro 2 (qui font la taille de numéro 0 !) sous la pluie tout en écoutant la musique du diable ! Pour Altin Gün, c'était un vampire. Crows un cerbère. Hot Chip des enfant en bas âge possédés. Et 2 Many DJ's, deux dj. Et tout ça avec la meute des loups garous (alpha, garou, shaman, rêveur, conservateur et idiot du village) ! Aouuuh !

Cinéma
Midsommar (Ari Aster, 2019)
Vendu comme un film d'horreur, Midsommar n'en est pas un. C'est un thriller bucolique qui a un arrière goût de psilo. Ca a l'air sympa au début mais ça croit petit à petit pour aller jusqu'à l'insoutenable. Y a un côté joyeux donc ça va. On se croirait dans Hostel alors qu'il fait beau. Mais ça couine beaucoup plus.


Musique
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jeudi 1 août 2019

Bilan Cul. Juillet 2019


Jeu-vidéo
Sky: Children of the Light (thatgamecompany, 2019)
Y a des choses que j'ai du mal à comprendre. Pourquoi Journey n'est pas rentré au MoMa ? Pourquoi thatgamecompany décide de sortir un jeu sur tablette ? Pourquoi les contrôles sont pouraves à m'en donner une tendinite ? Pourquoi c'est un free to play avec des achats intégrés à la con ? Pourquoi la direction artistique ne m'émeut pas plus que ça finalement ? Pourquoi l'expérience de jeu m’apparaît comme vaine ? Pourquoi je ne ressens rien ? Ça fait beaucoup pour un jeu que j'attendais comme le messie. Comme quoi, il ne suffit pas de sortir un walking (flying) simulator avec de jolis aplats de couleurs pastels pour que ça en fasse un chef d'oeuvre ou à minima une bonne expérience.

Série
Casa de Papel : Saison 3
Je pense pas être le seul à penser que ça serait la saison de trop. Et pourtant, les scénaristes se sont retournés le cerveau. La valeur ajoutée est au rdv.

Stranger Things : Saison 3
Je pense pas être le seul à penser que ça serait la saison de trop. Ca va, ça passe, c'est drôle et boosté au néon !

The Handmaid's Tale : Saison 3
Je pense pas être le seul à penser que ça serait la saison de trop. Ca l'est. 

Livre
Thérèse Desqueyroux (François Mauriac, 2012)
J'abandonne Chromozone de Stéphane Beauverger auquel je ne piffe rien (et pourtant le Déchronologue est une maravilla !), pour Thérèse Desqueyroux à laquelle je n'accroche que peu. Le bouquin a le mérite d'être court. Vivre dans la tête à Thérèse m'a fait ressentir aucune émotion, même pas du sadisme ou de l'empathie pour le personnage. Au moins avec la Jégado, ça carbure sec, ça crève la bouche ouverte. Thérèse est dans la demie-molle. J'ai lu une critique plus loin qui la compare à Michel Houellebecq. Ca fume, ça boit et ça laisse couler (le poison).

Théâtre
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Bande dessinée
Nymphéas noirs (Didier Cassegrain, 2019)
Adaptation d'un bouquin de Michel Bussi que je ne connais pas. La bédé de par son construction est très plaisante. On se fait touriste dans le village plongée dans le formol de Giverny. On côtoie Monet  et ses nymphéas ainsi que de mystérieux cadavres.

Exposition
Loups de Chabrières, Sainte-Feyre
Je commence à bien connaître les lieux. Cependant, c'était la première fois que j'assistais à la visite guidée. C'était une bonne surprise tant ça a déconstruit ce que je pensais savoir sur le canis lupus. Même si c'était pas la bonne saison pour voir la bête du Gévaudan jouer de la canine pour tel ou tel morceau de barbaque, le guide a su m'intéresser avec toutes ses anecdotes. Je vois maintenant tout d'un œil différent, un oeil de loup. Et n'oublions pas que le loup est un loup pour le loup.  

Concert
Scratch Massive, Pantha du Prince - 5 juillet @ Cité de la musique, Paris
J'ai aimé la prestation mais il manque un quelque chose pour avoir le waouh. Le curseur entre performance technique et simplicité de l'émotion penchait trop d'un côté que de l'autre.

Jónsi, Alex Somers et Paul Corley "Liminal Soundbath" - 7 juillet @ Cité de la musique, Paris
On est arrivé trop tard (à l'heure quoi) pour avoir les places couchées. Sur nos places assises donc, cela m'a pas empêché de sommeiller allègrement pendant les brouhahas sonores. De m'éveiller pendant les moments doux. C'est le genre de spectacle où une vie s'écoule naviguant entre de multiples émotions dont celle qui consiste à se rappeler comme tu t'appelles. La salle était chargée pour le cérémonial : épais rideau de fumée, bougie, jeux de lumière chamanique. Et puis y avait la voix divine de Jonsi. 

Cinéma
Yesterday (Danny Boyle, 2019)
C'est un bon feel good movie qui arrive que partiellement à faire oublier les fuites et autres infiltrations. Moi, j'aurais pris la thune pour acheter pleins d'apparts.


Musique
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jeudi 4 juillet 2019

Bilan Cul. Juin 2019


Jeu-vidéo
Pikuniku (Devolver Digital, 2019)
C'est un bon petit jeu pour passer le temps. La direction artistique va beaucoup dans le sens de LocoRoco (ロコロコ). Mais ici il n'est point question de boules qui chantent ou même d'une dynamique de gameplay innovante. Non, Pikuniku est coloré et rigolo mais il n'a rien de spécial.

Série
Chernobyl (Craig Mazin, 2019)
La fameuse série supérieure à Game Of Thrones. Malgré la comparaison hors de propos, oui, clairement, on est sur un divertissement de qualité duquel on ressort bac+8 en ingénierie nucléaire. Je suis assez bluffé par la qualité de la pédagogie pour nous faire comprendre les tenants et les aboutissants sans nous faire prendre des vessies pour des lanternes.

Black Mirror : Saison 5
Cette cinquième saison n'est pas bonne. Je garde sous le coude le premier épisode qui est réjouissant dans son idée. Le reste est salement consensuel. 

Livre
L'île (Robert Merle, 1962)
Je pensais que ça allait parler des naufragés de l'île Tromelin mais en fait pas du tout c'est une fiction basée sur les révoltés du Bounty. Je suis assez dégoutté car l'histoire des Robinsons de l'île Tromelin doit être franchement plus intéressante que celle que nous compte Robert Merle. Je retiens quand même que à ne pas choisir de camps, bah ça te revient dans la gueule. 

Théâtre
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Bande dessinée
Voyage aux îles de la désolation - Terres australes, tome 1 (Emmanuel Lepage, 2011)
Je connaissais déjà Emmanuel Lepage en tant que reporter bd suite à son passage à Tchernobyl. Dans cet opus, il embarque sur le Marion Dufresne pour une rotation dans les terres australes française. On voyage de la Réunion, à Tromelin, Amsterdam, Crozet, Kerguelen, la Possession mais surtout Kergulen. 

Exposition
Sintra, Portugal
Palacio Nacional, Castelo dos Mouros, Quinta da Regaleira, Palacio de Pena

Concert
The Mauskovic Dance Band, Pond, Flavien Berger, Rosalia, Bonobo DJ, Erykah Badu - 2 juin @ We Love Green, Paris
C'était une journée très chaude.


Cinéma
Parasite (Bong Joon-ho, 2019)
Les films coréens, c'est souvent wtf embarassant. Si on prend Okja, Snowpiercer ou The Host (pour ceux que j'ai vu), ça laisse un goût de génance. Mais le dernier né (palmé) du réalisateur, lui, est wtf enthousiasmant. C'est un beau bordel qui va croissant dans l'étonnement.


Musique
Orouni - Partitions (2019)
De la pop ensoleillée.

samedi 1 juin 2019

Bilan Cul. Mai 2019


Jeu-vidéo
Ghost Giant (Zoink Games, 2019)
Auteur du réjouissant Flipping Death, j'avais flagué le studio suédois Zoink Games pour leur prochaine production concernant le support VR. Le résultat est à la hauteur de ce que fait le reste du milieu indé : une jouabilité à rendre maboule, des bugs de collisions en veux-tu en voila, de la calibration à refaire à chaque début de partie... Mais un univers, une ambiance, un scénario, une inventivité, qui rattrapent chaque contorsion que j'ai du faire pour attraper un truc qui m'aurait pris 2s dans la vraie vie. Si on omet les désagréments relatifs au support, Ghost Giant est une aventure tendre et rafraîchissante où la VR apporte une vraie valeur ajoutée !  

Série
Game of Thrones : Saison 8
Les gens peuvent bien ergoter autant qu'ils veulent, pour ma part, cette saison finale me convient très bien. L'exercice était certes difficile que de raconter à l'aveugle sans le support du bouquin. Bah au final, ça va, j'aime le contre-pied et ce final aigre-doux. Je parie même que George R. R. Martin ne fera pas mieux. 

Livre
Les Furtifs (Alain Damasio, 2019)
Alors bon, tout comme la Horde du Contrevent que ce Furtif ne surpasse pas mais égale sur certains points, je suis incapable d'écrire (ou flemmard) quoi que ce soit sur ce que Alain Damasio peut écrire. C'est tellement génial, dense et beau. Voila, un point c'est tout.

Théâtre
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Bande dessinée
Le Tour des Géants (Nicolas Debon, 2009)
J'aime bien Nicolas Debon car il rend intéressant des choses auxquelles il me viendraient même pas l'esprit de m'attarder en premier lieu. Ici c'est du Tour de France de 1910 dont il s'agit. On fait donc la découverte de cette épreuve d'assassins et des victimes consentantes qui y ont fait face. Nicolas Debon est dans l'anecdote de la petite histoire qui fait la plus grande. Ça raconte le début de la professionnalisation d'un sport où la mécanique et la science des cocktails énergisants ont encore de beau jour devant eux.

Exposition
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Concert
Flotation Toy Warning - 29 mai @ Petit Bain, Paris
C'est rigolo, je peux me targuer d'avoir été à tout les concerts parisien qu'ils ont données. En 2011 au Café de la Danse, en 2016 à la Maroquinerie. Et puis il y a cette tournée fin 2017 qui a été annulée et pour laquelle j'avais la flemme. Au final, j'aurais assisté à la séance de rattrapage au Petit Bain de 2019 in extremis car ayant acheté les billets la veille pour le lendemain. Le Petit Bain étant une salle que j'affectionne pas particulièrement. Je ne regrette cependant pas ce énième rdv avec les londoniens.

Cinéma
Roma (Alfonso Cuarón, 2018)
Je sais pas trop quoi raconter. Ca passe comme un proust au pays de cent ans de solitude. Marie a été touchée par la solidarité féminine qui va au delà des classes.

The House That Jack Built (Lars von Trier, 2018)
J'ai la peau dure mais Lars n'y ait pas aller de main morte. C'est film est une réelle abomination dont j'ai mis deux mois à aller jusqu'à son terme avec 6/7 séances de visionnage. Je suis partagé entre le dégoût et l'adoration sidérée face au dégoût que ça m'inspire. Le réalisateur aura au moins le mérite de montrer qu'on peut toujours encore aller plus loin. 

Climax (Gaspar Noé, 2018)
A contrario, le dernier Gaspar Noé (comme en général tout Gaspar Noé sauf Love) m'a complètement réjouit. Les dialogues, les scènes de danse ainsi que la seconde partie du film, ça un côté jubilatoire, cathartique, expiatoire. C'est évidemment extrêmement sordide. Mais surtout génial.

Musique
Blair Coron - On The Nature Of Things
Enfin une vraie découverte musicale qui mérite qu'on s'y attarde. C'est luxuriant.

mercredi 1 mai 2019

Bilan Cul. Avril 2019


Jeu-vidéo
Baba Is You (Hempuli, 2019)
J'étais allé au bout de la démo. Je pense pas que j'arriverais tout de suite au bout de la version complète tant ça te retourne le cerveau. Le concept du puzzle game est génial : modifier les règles du jeu pour réussir ce qui aurait été impossible initialement. Les combinatoires possibles sont délirantes : bouger les murs, les rendre transparents, devenir les murs ! Bref, ça bouleverse les repères et rend complètement fou !

Série
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Livre
Le Huitième Sortilège (Terry Pratchett, 1983)
Déçu. Autant le premier tome était foutraque, autant celui-ci manque d'imagination. L'auteur veut absolument donner un sens et une conclusion aux aventures de nos amis Rincevent et Deuxfleurs et c'est chiant. Moi je voulais du fou-fou et de l'imprévisible. Conclusion, je dis adieu à Terry Pratchett pour le moment. Et puis il y a le dernier Damasio qui est positionné en top priorité.

Théâtre
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Bande dessinée
Chroniques d'Iblard : Le pays des laputas (Naohisa Inoue, 2008)
Les critiques web disaient que c'était imbitable. Et bien, c'est complètement imbitable de chez imbitable. Que ce soit le dessin où on comprend rien ainsi que le discours confus, on n'est jamais vraiment certain de lire ce manga dans le bon sens. Faut préciser que l'exemplaire que j'ai dégoté était un rejet de bibliothèque qu'un quidam a du trouvé dans une poubelle pour le vendre 1€ sur Amazon, ceci explique peut-être cela. Il n'empêche que c'est le travail de Naohisa Inoue et une porte vers le monde d'Iblard et ses laputas. C'est donc précieux.

Gon : tome 1 à 5 (Masashi Tanaka, 1992-99)
Toute cette virtuosité pour ça. Le trait est magnifique. Mais qu'est-ce que c'est débilos ! Tout le bestiaire y passe. Coup de boule, morsure, piétinement, Gon est un petit dinosaure soupe au lait. Et c'était mon personnage préféré dans Tekken. 

Exposition
Musee Ghibli, Mitaka, Japon
On aura beau voir tous les cerisiers en fleurs du monde et tous les temples de la planète nippone, c'est le Musée Ghibli dans la banlieue de Tokyo qui est le vrai honneur. D'ailleurs, j'en dirais rien car c'est top secret. Hihihih !

Concert
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Cinéma
Bohemian Rhapsody (Bryan Singer, 2018)
J'ai pu en voir des films dans l'avion : Moonlight, (2017), Ferdinand (2017), Lego Batman, le film (2017). Bohemian Rhapsody quant à lui est très formel, gagné d'avance mais quel panache !

Crazy Rich Asians (Jon M. Chu, 2018)
J'ai un peu honte mais ça m'a fait monter des petits papillons roses dans le bas-ventre.

La Grande excursion de Koro (Hayao Miyazaki, 2002)

Je voulais voir 星をかった日pour en savoir plus sur le monde d'Iblard. Quant à Marie c'est Mei et le bébé chat bus. Tous deux diffusés uniquement au Saturn Theater mais le mois d'avril était consacré au petit chien Koro. Ça reste un privilège uniquement possible au happy few qui ont la chance de pénétrer dans le musée Ghibli. Diffusé en japonais, ouf que j'ai un peu de vocabulaire pour chopper des phrases au vol. Mais même sans comprendre, le petit chien est tellement attachant et ses pérégrinations rafraîchissantes, qu'on en ressort réjouis.

Musique
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dimanche 31 mars 2019

Bilan Cul. Mars 2019


Jeu-vidéo
Toyland (Illucity) @ La Villette, Paris
Une expérience VR d'«hyper-réalité» au top à la Villette. Lâché an autonomie à cinq dans une pièce de 100m2, fusil d'assaut à bout de bras, nous voici partie pour une mission bien particulière. Crazy Monkey met la misère dans une chambre d'enfant ; nous et les gentils yankee venons leur apporter la démocratie. Impressionnant et ultra immersif, l'aventure est la plus jusqu'au-boutiste dont j'ai pu faire l'expérience !

Minit (Jukio Kallio, 2018)
Un Zelda-like de la première heure. Avec la particularité que le jeu dure une seule minute. Parfait ! Moi qui cherchait un jeu qui ne soit pas trop chronophage. Dans les faits, on recommence inlassablement en cumulant des centaines de partie... Chaque minute permettant de capitaliser et poursuivre son avancement. L'urgence devient un élément à part entière de gameplay !

Série
True Detective : Saison 3 (Nic Pizzolatto, 2019)
Après une première saison d'anthologie, difficile de donner une chance à la seconde. Du coup, c'est la troisième qui en fera les frais. On retrouve l'ambiance poisseuse d'une enquête qui pédale dans la semoule. Un duo de choc qui doit se supporter. Cette troisième saison monte en pression pour un final un peu curieux.

Love, Death & Robots (Tim Miller, 2019)
Le format est agréable. Evidemment, ça manque d'homogénéité. Un coup de cœur pour l'épisode «L'oeuvre de Zima». Un hymne au sens de la vie.

Livre
Je suis vivant et vous êtes morts (Emmanuel Carrère, 1998)
Ubik m'avait déçu tant je m'en faisais une montagne. Cette biographie est l'occasion de faire connaissance avec l'auteur. Au début c'était rigolo, vers la fin, la vie du bonhomme devient de plus en plus gênante.  

Théâtre
Edmond @ Théâtre du Palais Royale, Paris
La pièce était tellement bien que même avec un siège en catégorie 3 avec une visibilité imposant la contorsion, on ne lâche rien. La bande annonce cinématographique de l'adaptation m'avait emballé ; maintenant je la trouve bien pâlotte face à l'interprétation sur les planches qui a tellement plus de panache.  

Bande dessinée
Un monde un peu meilleur - Les Nouvelles Aventures de Lapinot, tome 1 (Lewis Trondheim, 2017)
Lapinot est connu pour ses carottes de Patagonie ainsi que ses formidables aventures. Etant un mec très 2017, c'est pour ces nouvelles aventures que je m'aventure. C'est formidablement drôle et crétin !

Exposition
Salon Big Data 2019 @ Palais des Congrès, Paris
Le CR en pièce jointe.

Concert
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Cinéma
Green Book : Sur les routes du sud (2019)
Franchement mieux que Mortal Engines. Voir description ci-dessous. Au moins, il n'y avait pas de terminator dedans.

Mortal Engines (Christian Rivers, 2018)
Non. J'étais là pour voir des villes qui roulent. Pas pour voir un film avec terminator dedans. Unacceptable.

Musique
O - Olivier Marguerit – À TERRE ! (2019)
J'ai voulu prendre ma place pour la date en mars mais c'était déjà complet. L'album est frais et me rappelle les plages de St Malo.

La Dispute - Panorama (2019)
J'ai pris mes places pour la date en juin prochain. Ça va être bruyant et ça va crier. Je suis trop émo.

samedi 2 mars 2019

Bilan Cul. Février 2019


Jeu-vidéo
A Fisherman's Tale (Vertigo Games, 2019)
Autant le concept est parfait pour la VR, autant la réalisation a ses limites. J'en suis arrivé à faire des contorsions digne d'un yogi confirmé pour faire des actions qui m'aurait pris deux secondes dans la réalité. Les bugs de collision m'ont rendu fou. Mais si on est patient et pas trop rancunier, ce jeu reste une expérience profonde de mise en abyme qui aura le mérite d'être une première. Et puis maintenant, je sais ce que c'est que se prendre une tempête dans la gueule en pleine mer. 

Série
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Livre
L'idole (Robert Merle, 2010)
J'avais pas encore touché à Robert Merle pour ce qu'il a pu d'écrire à propos du 15-16ème siècle. Et bah, ce roman est une merveille de finesse, de psychologie et de ressort scénaristique. 

Eloge de l'esquive (Olivier Guez, 2014)
Je me moque du football comme de ma dernière chemise (café coton). Ce petit livre a le mérite de nous donner des clés pour sentir la passion. Maintenant je sais qui est Garrincha.

Théâtre
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Bande dessinée
RanXerox (Tanino Liberatore, 1981-1996)
Voila, j'ai enfin lu.

Exposition
Paris Face Cachée : La Comtesse du Kentucky
Mona Bismarck est une dame qui s'aime. Son intérieur parisien en est un digne témoignage. Les différents portraits d'elle et les peintures de ses différents intérieurs, ça ne ment pas ! On la retrouve jusque mise en scène dans un Dali que le maestro aurait réalisé pour elle. 

Paris Face Cachée : De la VO à la VF
Bon amusement avec Studios VOA pour en apprendre plus sur le métier de comédien-doubleur ainsi que le rôle d'un tel studio.

Paris Face Cachée : Just frip it !

Paris Face Cachée : La nature aux 4 sens
Visite du Musée de la chasse (et de la nature) à l'aveugle. Une fois la vue retrouvée, du peu qu'on a pu en voir, grosse qualité des collections. Ça donne vraiment envie d'y retourner au plus vite et cette fois-ci en mode voyant.

Paris Face Cachée : Escapade nippone
Balade autour de la rue Saint-Anne. J'avais très faim donc a mangé des dorayaki à Tomo. Puis on est revenu manger les ramen de Ryukishin, au bon goût d'Osaka.

Concert
Manifeste Contre Big Mother (Alain Damasio, Yan Péchin) - 16 février @ Théâtre du Rond Point, Paris
La Périphérie vue par la science fiction (Alain Damasio, La Volte, Yan Péchin) - 16 février @ Théâtre du Rond Point, Paris
4h de Alain Damasio. Je peux enfin mourir. Je vais quand même attendre son prochain livre Les Furtifs qui sort en avril prochain. Ah oui, il nous a lu le dernier chapitre. Et il cautionne la violence, aussi. 

Cinéma
Burning (Lee Chang-Dong, 2018)
Bonne ambiance, un peu concon, on sait pas trop où ça veut en venir.

Capharnaüm (Nadine Labaki, 2018)
J'ai pas trop suivi, j'étais entrain de développer un cockpit de train. Ça avait l'air pathétique.

La Favorite (Yórgos Lánthimos, 2019)
Difficile d'être objectif avec Emma Stone dedans. Après The Lobster et Mise à mort du cerf sacré, Yórgos propose enfin quelque chose de digeste. La Favorite est à la fois un film de genre, expérimental et complètement barré. Sacré mélange.

Musique
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dimanche 3 février 2019

Bilan Cul. Janvier 2019


Jeu-vidéo
Return of the Obra Dinn (Lucas Pope, 2018)
Lucas Pope propose des concepts de génie. Paper, please (2013) était réjouissant les deux premières heures. Puis les suivantes, c'est l'ennui, la faute à une perpétuelle répétition. Return of the Obra Dinn partage la même tare. Return of the Obra Dinn est un objet génial mais qui donne pas envie d'être détaillée.

Série
You (Sera Gamble, 2018) : Saison 1
Ça raconte l'histoire d'un homme empathique qui fait tout pour tirer les gens vers le faut. Il est entouré par des gens instables qui ne le comprennent pas. Il a par contre des méthodes un peu particulières.

Livre
La Huitième Couleur - Les Annales du Disque-Monde, tome 1 (Terry Pratchett, 1983)
C'est pas la plus grande littérature du siècle. Ceci étant pardonné par une imagination à n'en plus finir et un humour britannique pas déplaisant. Vu l'effroi à l'ampleur de la Comédie Humaine de Terry Pratchett, ça donne quand même l'envie d'aller au moins un peu loin dans les tribulations de nos amis Rincevent et Deuxfleurs.

Théâtre
Ervart - Ou les derniers jours de Frédéric Nietzsche @ Théâtre du Rond Point, Paris
Y a Vincent Dedienne dedans. Elle nous fait vivre la paranoïa d'un homme qui pense se faire escorner par son épouse. Sinon tout le reste tout autour est du grand n'importe quoi. Y a un zoophile. Des anglais jouant une autre pièce avec comme accessoire principal une poubelle. Enfin, une comédienne tente à tout prix de se faire une place dans la pièce. Beaucoup de bordel plus ou moins hilarant.

Bande dessinée
Le Singe de Hartlepool (Jérémie Moreau, 2012)
La bande dessinée ne démérite pas comme les louanges qu'elle reçoit sur SensCritique le souligne. On est sur un histoire universelle : le rapport à ce qui est étranger. En pleine guerre napoléonienne, ici c'est du français vu par les anglais dont on parle. Le dessin comme le traitement de cette anecdote (légende) historique sont efficaces.

Exposition
Fendre l'air @ Musée du quai Branly, Paris
Exposition au quai Branly qui sait parler de la vannerie en bambou traditionnelle de l'ère Meiji comme de son appropriation dans l'art moderne. De très belles choses classiques comme des ouvrages aussi impressionnants qu'expérimentaux. Et des kanji et autres hiragana aussi.

Concert
Melanie de Biaiso - 17 janvier @ La Seine Musicale, Ile Seguin
C'est une doux-dingue qui rigole à ses propres blagues. Son jazz enveloppant prête à une agréable torpeur. 

Cinéma
Les Demoiselles de Rochefort (Jacques Demy, 1967)
Moi qui voulait voir un vrai de truc de bonhomme comme par exemple le dernier Lars Von Trier ou un bon Gaspard Noé des familles, bah j'ai pas été déçu. Marie est rentrée dans un état d'excitation jamais atteint. Elle a chanté à mon grand dam tout du long !

Musique
Loma - Loma (2018)
Les sorties musicales de décembre passent souvent inaperçues. Souvent on a des tops de fin d'année amputées de pépites qu'on regrettait ne pas avoir découvertes plus tôt. Loma est une sortie de février, j'ai juste pas d'excuse. Y figure le leader de Shearwater, groupe de rock cavalcade majestueux ; gage de qualité s'il en est. Et puis la production, incroyable, le top 1 2018 s'en voit bousculé.  

lundi 14 janvier 2019

Bilan Cul. 2018 : Trimestre 4


Tamino - 19 novembre @ Café de la Danse, Paris
Tamino est un branleur ; il a la nonchalance d'une Lana Del Rey avec ce même air perdu que Tom Welling. Je ne sais pas s'il en joue mais il va falloir se réveiller ! Ceci étant, quand le jeune homme n'ouvre pas la bouche pour nous susurrer quelques mots farouches, l'épiphanie est au rendez-vous. Il est là, bien présent, remarquable, avec cette voix qui d'une pleine assurance secoue les tréfonds de l'âme. Une telle perfection qui mériterait quand même de s'ébréchait par-ci par là pour gagner encore plus en relief. Live

Alela Diane - 5 novembre @ Le Trianon, Paris
J'ai toujours suivi l'américaine d'un oeil détaché depuis son The Pirate's Gospel. Une dame qui fait de la folk, je dis jamais non. Avec sa dernière sortie Cusp (2018), je ne dis pas non, mais cette fois-ci clairement oui. Ce concert au Trianon est donc l'occasion d'assister à une anthologie de l'oeuvre de la demoiselle. Tout se ressemble un petit peu mais bon. De l'ancien comme des dernières sorties, il y en a eu pour tous les goûts. On va pas se mentir, Ether and Wood est vraiment une très belle chanson. C'est déjà ça de la voir jouer live. Live

La Bajon - Vous Couperez @ Le Grand Point-Virgule, Paris
Ce spectacle m'aura permis au moins de prononcer son nom correctement. Y a des trucs comme ça que je lis de travers : bellevaille pour beillevaire, superogasmic en superoganism. Avec une prononciation à l'espagnol, la Bajon devient la Bajòn et c'est tellement plus chantant. Donc Anne-Sophie Bajòn fait dans le one woman show en enchaînant punchline sur punchline. C'est la grosse marade, Dieu, les politiques, les femmes tout passe dans sa casserole. Sur ce, je vais regarder la prochaine vidéo qui va sortir. Vidéo

Kidding (Michel Gondry, 2018)
Depuis Eternal Sunshine, c'est enfin le retour du couple Jim Carrey, Michel Gondry. L'univers doux amer du réalisateur, le charisme du trublion. Cette série est une pépite au chocolat, délicieusement succulente, aérienne mais lourde de sens, folle mais grave. Kidding, c'est un rite de passage, une crise existentielle, la fin de l’enfance, une plongée dans le monde réel pour le si touchant Mr Pickles. Une affirmation de soi, une folle envie d'exister et d'exprimer. You can feel anything at all, anything at all ! Trailer

Gagner la guerre (Jean-Philippe Jaworski, 2009)
Gagner la guerre est un livre protéiforme. Les récits de mer et de captivité font mystérieusement penser au Déchronologue de Beauverger sorti la même année. Les intrigues politiques du Podestat sont dignes du Trône de Fer. Il revêt un caractère plus fantastique invoquant le Seigneur des Anneaux lors du voyage. La conclusion de l'ouvrage m'a fait décharger autant d’adrénaline que The Raid. Jaworski a bien travaillé : j'ai pas vu une seule seconde que Don Benvenuto était autant crapule qu'attachant ! Babelio

Autres trucs : Petit éloge de l'outre-mer (François Garde, 2018), Les Animaux fantastiques : Les Crimes de Grindelwald (David Yates, 2018), Tu ne tueras point (Mel Gibson, 2016), BlacKkKlansman - J'ai infiltré le Ku Klux Klan (Spike Lee, 2018), Dans le noir (David F. Sandberg, 2016), Kramer contre Kramer (Robert Benton, 1979), Unravel Two (Coldwood Interactive, 2018), The Gardens Between (The Voxel Agents, 2018), Les Machines de l'île, Nantes, Château des ducs de Bretagne, Nantes, Alphonse Mucha, l'exposition @ Musée du Luxembourg, Paris, Les Nouveaux Sauvages (Damián Szifron, 2014), The Haunting of Hill House (Mike Flanagan, 2018), Call Me by Your Name (Luca Guadagnino, 2018), Champignonnière Le Saut aux Loups, Montsoreau

mardi 2 octobre 2018

Bilan Cul. 2018 : Trimestre 3


MGMT - 4 juillet @ Philharmonie de Paris, Paris
Depuis le temps que je voulais voir les américains. Voila c'est fait. Venus défendre leur dernier né Little Dark Age, le duo aura eu l'intelligence d'avoir une discographie sans écueil qui sait naviguer dans les époques et les formes de psychédélismes ! Il aurait bien manqué ce grain de folie a un show un peu trop carré. Mais bon, les meilleurs titres furent de la partie pour un moment qui se fut festif. Ah si je crois qu'à un moment, c'est parti un peu en mode dancefloor. En conclusion, que dire à part, que ce fut bien géré (ManaGeMenT). Live

Terry Riley - 29 septembre @ La Maroquinerie, Paris

Comme beaucoup (sans le savoir même), ma connaissance de Terry Riley se résumait à Baba O'Riley des Who. Amateur de musique minimaliste répétitive, j'ai cru bon de saluer le bonhomme. Physiquement à mi-chemin entre Moondog, Sun Ra pour le chapeau et le Père Noël car la référence est facile, j'ai réussi facilement à l'identifier. Apparemment loin de ses premiers travaux, le concert était un récital jazz piano-guitare qui aurait bien pris place à la salle Pleyel. C'était mélodieux mais quand même aventureux ; à rien m'attendre, j'ai eu une bonne surprise. Live

Petites morts (et autres fragments du chaos) (Tanino Liberatore, 2017)
Tanino Liberatore a pas foutu grand chose à part RanXerox. Qu'il va falloir que je lise d'ailleurs. Petites morts (et autres turgescences) aura donc été cette introduction au trait de ce Michel-Ange de la bande dessinée. Moi qui aime le Burger Quizz, qui aime Alain Chabat, je n'étais que prédestiné à aimer ce libérée Tanino qui a fréquenté ce dernier. Esquisses, dessins non publiés ou publiés ici ou là-bas, c'est toujours passionnant de pratiquer l'archéologie du style d'un artiste qui se construit, les références à Moebius et évidemment le coup de crayon de son hit sale qu'est rox et rooky. Fnac

Couleurs de l'incendie (Pierre Lemaitre, 2018)
Bon divertissement. Même progression, même mécanique que le premier tome Au revoir là-haut, on retrouve les mêmes ressorts d'intrigue avec des personnages certes différents mais stéréotypés pareil. Ce second tome manque peut-être un peu d'envergure. Je crache pas dessus, l'écriture est limpide. Tout est fait pour s'accabler de la descente aux enfers des protagonistes, se réjouir de la vengeance salutaire qu'ils fomentent avec succès. Et puis c'est drôle. Et puis ça parle de Bitcoin et la blockchain aussi. Babelio

Flipping Death (Zoink Games, 2018)
Il était temps que je rentabilise ma Switch ! Dans un style louchant vers Burton mais qui lui est propre, Zoink Games, décline l'univers et les personnages bizarroïdes de Stick It to the Man! (2013) et Zombie Vikings (2015). Les énigmes y sont correctement capillotractées. Les mécaniques de jeu légèrement répétitives sont acceptables au regard du fun qu'apporte l'histoire et les dialogues. Hâte de découvrir leur prochaine réalisation (Ghost Giant), future pépite qui m'aidera à rentabiliser ma Playstation VR. Trailer

Carrières de Lumières, Baux-de-Provence
On a maintenant l'Atelier des Lumières à Paris dont je n'ai pas fait l'expérience. En retard d'un train ou deux, il propose ce qu'a pu proposer les Carrières de Lumières. Situé tout prêt des pittoresques Baux-de-Provence, les carrières en question, elles, nous plongent dans un bain de couleurs. Psychédélique, puis au couleur de maîtres espagnol, ça tangue en tout sens. On se laisse porter dans une délicieuse balade bariolée. Enfin, dans le décors du testament d'Orphée nous est naturellement projeté une rétrospective de qui fut Cocteau. Video

Maison Jean-Vilar (Exposition Jeanne Moreau)
Avignon c'était chouette : son palais des papes, son pont, ses restaurants avec des numéros (46 pour le Lot, 75 pour Paris). Pour les conservateurs et autres archivistes que nous sommes (pas moi), c'est aussi la maison Jean Vilar, extension de la Bibliothèque Nationale de France (BNF). L'expo temporaire concernant Cabu était fermée, les collections permanentes non accessibles. Il y avait cependant une chouette exposition sur Jeanne Moreau. Vous savez, la dame avec la voix de pompier et un minois qu'un physionomiste ne saurait distinguer entre deux films tant elle sait se muer dans un rôle. Video

Europa-Park, Rust, Allemagne
Si on me demande si j'ai fait l'Allemagne, je répondrais que oui je suis allé à Europa-Park. C'était dans le cadre d'un kidnapping qui s'est conclu par un mariage. Je dis «Ja!» au Wodan - Timburcoaster, «Jawohl!» au Blue fire Megacoaster powered by GAZPROM, «Jawohl, Herr Major!» au Silverstar !! Qui dit Europa Park dit Europa Corp : agréablement surpris par ARTHUR. Et pleins d'autres attractions. Halala hi hou ! Le tout arrosé d'une Paulaner et barbouillé d'une Flammekueche. Et mes amis, c'était très chouette ! Blue Fire ! Video

Donut County (Ben Esposito, 2018)
Il en faut peu pour créer de la satisfaction chez le joueur. Donut County nous met dans la peau d'un racoon contrôlant un trou à distance croissant tel un nénuphar (ou un blob) à chaque item qu'il engouffre. Objectif : débloquer un quadricoptère. Le jeu est très bête et régressif autant dans son gameplay que dans les dialogues qu'on se voit infliger. Ça phagocyte le cerveau. Ben Esposito aura mis une plombe à sortir son jeu depuis l'idée de ce concept débile. Quoi qu'on en dise, depuis The Unfinished Swan sur lequel il a participé, Ben aura fait son trou. Trailer

Le Sens de la fête (Olivier Nakache, 2017)
J'ai bien aimé le Sens de la fête malgré que ce soit un feel good movie sans grand risque comme son aîné Intouchables. Pour la simple raison que j'ai porté avec Bacri son angoisse tout du long. Oui si je l'avais vu avant le mien de mariage, je serai tombé en déconfiture. L'histoire est donc facile en se moquant des petits malheurs que peut avoir la chefferie de projet dans l’événementiel. Ca reste un bel ode à l'anarchie, qui quand chacun le veut, sait apporter sa brique à un édifice plus grand sans en référer à une hiérarchie. BA

Autres trucs : Les Voyages d'Ulysse (Emmanuel Lepage, 2016), Les haines pures (Emma Locatelli, 2013), L'Île aux chiens (Wes Anderson, 2018), The Awesome Adventures of Captain Spirit (DONTNOD Entertainment, 2018), Ready Player One (Steven Spielberg, 2018), Limonov (Emmanuel Carrère, 2011), Silent Voice (Naoko Yamada, 2018), Fleur de cadavre (Anne Mette Hancock, 2018), Mektoub, My Love : Canto uno (Abdellatif Kechiche, 2018), La Moustache (Emmanuel Carrère, 1986), Vive la marée ! (Pascal Rabaté, 2015)

mardi 3 juillet 2018

Bilan Cul. 2018 : Trimestre 2


L’Homme qui s’envola (Antoine Bello, 2017)
Incartade réussie depuis la trilogie des Falsificateurs, L'homme qui s'envola est ma conviction qu'Antoine Bello est un auteur que je dois creuser. Ce que j'aime chez lui, outre qu'il n'y a pas un mot de trop, c'est la connaissance approfondie et pédagogique qu'il s'applique à avoir en abordant tout nouveau sujet. Il écrit comme un business consultant. En l’occurrence, ici, ça parle appel d'offre, d'aviation et de chasse à l'homme. Même si le bouquin s’essouffle vers la fin, il parle avec brio de la seule vraie richesse : le temps. Babelio

Tacoma (The Fullbright Company, 2017)
Gone Home (2013) n'était rien qu'une grande bicoque bien vide. Certes, Tacoma est une station spatiale désertée. Mais les moyens pour lui donner vie et de s'en émouvoir sont tellement plus efficaces dans Tacoma. Empruntant le même mécanisme astucieux de rembobinage/avance rapide que Detroit : Become Human (2018), le jeu nous relate la grande et petite histoire de cet équipage voué à une mort certaine. Se nourrissant de l'univers de 2001 l'odyssée de l'espace, l'IA et la Singularité sont remis au goût du jour. On est clairement dans une projection d'un futur par si lointain. Trailer

The Handmaid’s Tale (2017) : Saison 1 et 2
Début d'année, on parlait de baisse de natalité en France ou en Italie. Le sujet de la stérilité généralisée se retrouve aussi un peu dans la fiction. Les Fils de l'homme (2006) et La Servante Écarlate (1985) sont les deux références principales. C'est sur cette dernière que la série se base pour en proposer une adaptation. Les ingrédients sont tous là pour y être accro. Un climat dystrophique, des protagonistes daeshiens,  une héroïne masochiste qui s'enlise perpétuellement dans une situation plus pénible encore. Et parfois un peu d'espoir pour ne pas régurgiter. Trailer

Enfers et fantômes d'Asie @ Quai Branly
J'ai pas tout retenu des noms au consonances asiatiques : kaibyô, oiwa, sadako, jiangshi, etc. Les yokaï, ça c'est bon ça je connaissais. Cette expo au quai Branly vaut son pesant de frayeur. L'iconographie (peinture, cinéma, etc) de par son exotisme surprend. Et puis les monstres, fantômes et autres démons, c'est rigolo. L'exposition nous met en contact avec tout un folklore (thaïlandais, vietnamien, chinois, japonais) d'Asie qu'on ne connait pas forcément. De simples figures dérangeantes au gore de gore, il y en a pour les 7 à 77 ans ! Site

Flamingods, Kelly Lee Owens, Exploded View, Anna Von Hausswolff - 26 mai @ Villette Sonique
Pas revenu à la Villette depuis un certain temps, c'est adieu la prairie du cercle sud, mais bonjour la prairie du cercle nord. Quand les concerts gratuits en extérieur sont mieux que ceux de la soiré, voici le résultat. Flamingods surfe allègrement entre transpi et volute de chanvre. Kelly Lee Owens continue de nous faire danser. Exploded View a joué la chanson que j'aime bien donc ça va. Anna Von Hausswolff m'a pété les oreilles et découragé de rester jusqu'à Marquis de Sade. Voila, une bonne journée à la Villette. Live

Les Limbes @ Théâtre du Rond-Point, Paris
Cette représentation est comme un doux cocon dans lequel se lover avant de tomber dans une mystérieuse torpeur. Bienvenue dans les limbes ! Oui, bon, j'étais plusieurs fois à la limite de rejoindre Morphée tant la faible luminosité dans laquelle on était plongée me tirait vers le néant. Mais ce spectacle de magie est magnifique de par son caractère onirique. Les visuels fantasmagoriques, les repères qui se brouillent, la physique remise en cause font de cette performance un moment hors du temps et de l'espace. Un peu incompréhensible, on se réjouit d'être étonné. Site

Le Clos Lupin - Maison Maurice Leblanc, Les Jardins d'Étretat, Etretat
Etretat, c'était bien. On mangé du poisson et des fruits de mer (huître de calibre 2 et 5) . On a fait de la balade aussi (mais sans le Poppy car il est beaucoup trop imprudent). On a escaladé la falaise aussi, ça faisait peur car on a failli mourir. Il faisait beau et chaud mais sur la falaise, c'était venteux (un peu comme dans la Horde du Contrevent). La marrée basse nous a permis d'aller voir l'Aiguille Creuse (23). L’hôtel était un peu moisi mais il y avait une balnéo et une place de parking. Sinon à part ça, c'était bien. Site

Evergreen, Charlotte Gainsbourg, Superorganism, Björk - 3 juin @ We Love Green, Paris
Venir à We Love Green aura eu le mérite de m'apprendre à lire. Oui, si le collectif de la petite Orono délivre une pop super orgasmique, il retourne des résultats étonnants sur Google quand on ne sait pas l’orthographier. Dans la veine, d'Architecture of Helsinki ou d'un Go! Team, Superorganism est une grosse fête colorée et décontractée faites et pour des millennials. Les vieilles Bjork et Charlotte Gainsbourg n'ont qu'à bien se tenir ! Mais We Love Green, c'était aussi la prestation de (We Were) Evergreen qui était réjouissante de par sa fraîcheur, hihi. Live

Detroit : Become Human (Quantic Dream, 2018)
Le travail est colossal. Bien que plus abouti que Heavy Rain (2010) ou Beyond: Two Souls (2013), j'ai un sentiment d'inachevé. C'est sûr, il y en a des moments forts d'émotion, d'actions chorégraphiés à la perfection, des idées de gameplay. Une direction artistique à tomber, une bande son incroyable. Mais purée, les ambitions étaient trop grandes, on sent l'absence de moyen vers la fin (animation des foules, cinématiques finales expéditives, trop de micro séquences bâclés). Mais surtout il manque la communion et la transcendance en guise de conclusion. Heavy Rain te fait tomber de ton siège devant l'urgence de son dénouement, Beyond: Two Souls t'éprouve de manière magistrale dans un dernier cataclysme. Detroit n'a pas cette unité, Detroit diverge beaucoup trop, Detroit est une compilation de fins mineurs. Detroit aurait du faire simple. Trailer

Musée départemental Albert-Kahn, Boulogne-Billancourt
C'était l'ultime visite avant une ré-ouverture probable en 2020, on peut dire qu'on a eu de la chance d'en être. Malgré la présence courue de barrières et autres éléments de chantier, cette visite des jardins n'était certainement pas décevante. Conciliant la vie et les passions du banquier avec une déambulation dans les 4 hectares de jardin mappemonde, la balade était ponctuée de projection sur le futur musée qui ouvrira ses portes. On va pas se mentir, jardins à la française, à l'anglaise, japonais, forêt bleue, forêt vosgienne, bref, c'est avant tout pour les jardins qu'on est là. Malgré le bruissement de la circulation routière, c'est l'expérience d'un sentiment de paix et de beau hors de l'agitation citadine. Blog

Autres trucs : La Disparition de Josef Mengele (Olivier Guez, 2017), The Square (Ruben Östlund, 2017), Perdus dans l'espace (Irwin Allen, 2018) : Saison 1, Montecrypto: The Bitcoin Enigma (Concrete Games, 2018), Charlie Chan Hock Chye, une vie dessinée (Sonny Liew, 2017), Pilules bleues (Frederik Peeters, 2001), Le Pigeon (Patrick Süskind, 1987), Flamingods - Majesty (2016), Orchestre Tout Puissant Marcel Duchamp - Sauvage Formes (2018), We Were Evergreen - Flings (2010), Juliana Daugherty - Lights (2018)

samedi 14 avril 2018

Bilan Cul. 2018 : Trimestre 1



Chuchel (Amanita Design, 2018)
Le studio tchèque Amanita Design est un incontournable : Machinarium, Samorost, Botanicula. Spin off de ce dernier, dans Chuchel, on retrouve l'univers chamarré et déjanté du point'n'click. Le vice est poussé encore plus loin car quand Botanicula était rigolo, Chuchel est clairement fait pour la marrade. Orienté sketch, les tableaux se veulent efficaces : court à très court. L'ambition scénaristique est au plus bas : on aide une boule de poils à retrouver sa cerise qu'on lui a dérobée. Comme pressentie, c'est tout à fait adorable et les énigmes sont simplistes mais inventives. Chuchel est absurde et crétin, c'est parfait pour moi. Trailer

Gilgamesh (Jens Harder, 2018)
Initialement prévu pour offrir, je n'ai pas pu m'empêcher, dans l'urgence entre ma lecture de l'évangile de Marc, d'engloutir l'ouvrage. L'épopée de Gilgamesh c'est l'oeuvre littéraire la plus ancienne de l'humanité alors on pardonne l'auteur mais c'est un peu rough. Parfait que cette adaptation en bande dessiné dans un style graphique singulier qui permet une lecture dans le sens du poil. On va pas se mentir mais les aventures du seigneur d'Orouk et son poto Endikou contre l'affreux Houmbaba sont un peu perchées. Reste l'intérêt que porte ce document source des récits qui suivront : déluge, tour de Babel, Les Mille et Une Nuits. Planche

Conscience contre violence (Stefan Zweig, 1936)
Avant la lecture de Conscience contre violence, Calvin était pour moi la forme de vie hostile du film «Life - Origine inconnue» (2017) puis le chat psychopathe de la voisine. Aujourd'hui, ma perception de la chose n'a pas évolué d'un poil, Calvin est toujours l'incarnation de Daesh puissance 1000. Stefan Zweig relate le combat intellectuel de Sébastien Castellion contre la théocratie d'état instaurée par Jean Calvin. Le réformateur protestant genevois est un grand taré intolérant control freak qui n'aime pas qu'on pense autrement que sa doctrine. La lecture est éprouvante et donne envie de donner des baffes. Babelio

La Passion Van Gogh (Dorota Kobiela, 2017)
Je m'y connais en Van Gogh. Entre les échanges épistolaires à son frère Théo, le fait de se recueillir sur sa tombe à Auvers-sur-Oise et La Nuit Etoilée au MoMA, je suis un van goghiste confirmé. J'attendais donc avec passion cette passion Van Gogh. Rien que pour son format inédit - animation en peinture copiée des toiles de l'artiste - je bavais d'avance. Outre sa magnifique forme, de part l'angle d'attaque choisie pour la narration, j'ai retrouvé mes petits. L'enquête menée par le protagoniste principal est une belle occasion d’appréhender l'intime de la personnalité sensible de Vincent. BA

La Casa de Papel : Saison 1 et 2 (Alex Pina, 2017)
Entre la casa de Poppy et la casa de papel de Poppy, mon espagnol a rejaillit telle la jota que je ne prononcerait jamais correctement. Maintenant, je ne jure que par le programme Erasmus plus même si clairement Tokyo n'est pas en Europe. La Casa de Papel c'est aussi ma conversion à la protestation piémontaise pour que retentisse un Bella ciao bis repetita. Enfin, petite pensée pour mes ethers que j'ai envoyé dans le vide car oui Casa de Papel c'est mieux que les cryptomonnaies et les déflations galopantes. Casa de Papel es bienos ! BA

Adieu Monsieur Haffmann @ Petit Montparnasse, Paris
On a un peu les oreilles rebattues des choses qui se sont passés entre 39 et 45. Et pourtant le pitch d'Adieu Monsieur Haffmann ne m'a pas ennuyé. De la justesse sans pathos, les comédiens sont pleins d'humour et de vérité. La pièce est un pari sur la nature humaine. Heureusement il est remporté avec brio. En quelques mots, dans une France occupée, Monsieur Haffmann et son employé concluent un contrat d'un genre singulier. Le second accepte d’héberger clandestinement son patron tandis que le premier s’attelle à lui offrir ce qu'il ne peut pas avoir : un enfant ! Evenement

Paris Face Cachée : Mots pour maux, Hôpital Hôtel-Dieu, Ile de la Cité - Promenons-nous dans les bois, Bois de Vincennes - Chasseur de monuments invisibles, Place de la Concorde - Tous les sons sont dans la nature, Le Totem - Un viking dans le joyau de l’île des palais, Hôtel de Lauzun, Ile Saint-Louis
Toujours le meilleur moment de l'année pour ma touche F5. Jeu de piste grandeur nature à l'APHP dans une déambulation rétro au sein de l'Hôtel-Dieu. Promis on a pas dérangé les vrais patients. Rythmé par des séances de squat pour ne pas geler, on aura mangé les pissenlits par la racine à Vincennes. Chasse sur la place de la Concorde aux monuments de l'exposition universelle à coup de stéréoscope. Expérimentation des OMNI anciennement entreposés sous la dalle de la Défense. Enfin, retour à l'Hôtel Lauzun pour une écoute pédestre du New Sound de l’Ensemble Minisym. Site

Le journal d'Edward, hamster nihiliste (Ezra Elia, 2013)
Edward se fait un peu dépasser par la vie. Il aspire à quelque chose de plus grand. Prisonnier d'une existence qu'il n'a pas vraiment choisi, Edward sait beaucoup trop de choses. En tant que hamster conscient, il ne sait pas trop ce qu'il aime mais sait clairement ce qu'il n'aime pas. Ah ça oui ! Edward est différent. Il n'a pas vraiment d'ami. Et parfois il fait tout foirer car ça cogite trop. Mais Edward est un hamster alors à quoi bon. Edward c'est un peu toi, moi ou lui là. Dans les mauvais jours. Je referais bien un tour de roue moi. Page

Voyage d'une parisienne à Lhassa (Alexandra David-Néel, 2008)
Alexandra David Néel est une culottée. Voyage d'une parisienne à Lhassa relate son périple qui consiste à aller d'un point à un autre tout en passant incognito. Dans les faits, elle passe son temps à consommer du tsampa et boire du thé. Accompagnée de son fils adoptif Yongden, il lui arrive tout pleins de choses qui ne feront pas l'objet de digressions dans ce présent ouvrage. Malgré le côté mécanique de son voyage, le récit de cette exploratrice forge le respect. Européenne et femme, elle réussit la prouesse de pénétrer dans la ville interdite, la Rome tibétaine, suite à un périple qu'elle fera grimée en mendiante. Babelio

The Florida Project (Sean Baker, 2017)
The Florida Project peut donner très mal à la tête. Les gosses comme les adultes sont franchement pénibles. Si on arrive à passer outre, The Florida Project, c'est un billet aller-simple pour le pays des merveilles. Ou a quelques miles près Disney World. Vu sous la perspective kaléidoscopique de l'enfance et l'innocence bigarrée qui ne voit rien de la misère qui l'entoure. C'est un monde en marge qui s'invente car à quoi bon devenir un esclave du système quand on peut manger des bonbons. The Florida Project est bipolaire et nous fait prendre les montagnes russes. Trailer


Autres trucs : Coco (Lee Unkrich, 2017), Tout seul (Christophe Chabouté, 2008), Jeune femme (Léonor Serraille, 2017), Annihilation (Alex Garland, 2018), 3 Billboards, les panneaux de la vengeance (Martin McDonagh, 2018), Life is Strange : Before the Storm (Deck Nine Games, 2017), La serpe (Philippe Jaenada, 2017), Mise à mort du cerf sacré (Yorgos Lanthimos, 2017), MGMT - Little Dark Age (2018), Superorganism - Superorganism (2018), Exploded View - Exploded View (2017), The Go! Team - Semicircle (2018), Altered Carbon (Laeta Kalogridis, 2018) : Saison 1, Black Mirror (Charlie Brooker, 2018) : Saison 4, etc.

samedi 30 décembre 2017

SolangeBouffeTaCultureChallenge - 2017 - Trimestre 4 (2/2)


Livre

Désorientale (Negar Djavadi, 2016)
Désorientale déboussolle la tartine de Mathias Enard (2015). Elle évoque la Perse/Iran, sur une généalogie façon 100 ans de solitude avec une portée numérotée de six oncles dont un subsidiaire qu'on s'y perd parfois. Sa force narrative est dans son universalité : du seigneur féodal et son harem jusqu'à l'insémination artificielle d'une punk lesbienne. Evidemment, l'exil suite à la révolution islamique conte le processus de désorientalisation de notre protagoniste. Ce livre bouleversant de Negar Djavadi interroge le rapport à l’identité et l'appartenance suite à de telles épreuves. Babelio

La jeunesse mélancolique et très désabusée d'Adolf Hitler (Michel Folco, 2010)
J'en finis avec l'oeuvre réjouissante de Michel Folco en abordant son dernier roman. Après les basses œuvres, les péripéties des multiples Tricotin, c'est au Führer lui-même qu'il raccroche ses générations de personnages. Toujours documenté aux petits oignons, on s'amuse (avec un peu mauvaise conscience) de l'absurdité d'une réalité qui a en fait existé. D'Aloïs Hitler à son rejeton le plus perturbé qu'on connait tous, Michel Folco met des mots, peut-être trop humains, sur une personnalité et ses lubies qu'on trouverait presque touchante. Babelio



Bande-dessinée

Le cosmos est mon campement - La Horde du Contrevent, tome 1 (Eric Henninot, 2017)
Bwaaaahh ! Enfin la première adaptation trans-media d'envergure de l'univers qui a fait connaitre mon ami Alain Damasio. Après les deux kickstarter foirés, des adaptations mineures (voir liste), quelque chose de grand via d’atterrir. Je vais pas m'étaler sur ô combien le matériau d'origine est du nectar coruscant. Eric Henninot, il est bien, il est beau, il se permet même des transgressions. Et ça c'est bien, non sans déplaire à l'auteur lui même, Eric Henninot de par sa trahison témoigne de la plus belle preuve d'appropriation qu'on peut faire à la trente quatrième horde. Planche

Ces jours qui disparaissent (Timothé Le Boucher, 2017)
Même si apparemment l'un n'a pas influencé l'autre, Your Name. (2016) traitait avec superficialité le thème du double parasite, de l'échange de personnalité. Étrangement c'est dans une bande-dessinée que le sujet se voit le mieux fouiller. Ces jours qui disparaissent prend le temps de nous lier aux personnages pour opérer une accélération brutale de la tragédie qui se joue dans les dernières pages. Timothé Le Boucher conte le temps qui passe et l'importance des moments de pleine conscience. La vie est courte, le dormeur doit se réveiller. Planche


Cinéma

Louise en hiver (Jean-François Laguionie, 2016)
Je n'avais pas été insensible au Tableau, précédent long métrage du réalisateur. Louise en hiver c'est la Tortue Rouge (2016) mais sans l'ennui et la vacuité. Certes les robinsonnades s’accommodant du peu, la vie s'écoule au gré de l'inventivité du protagoniste. Louise (prénom le plus donné en 2017) est vieille et se remémore. Elle vit aussi, dans une bulle iodée de contemplation. La mélancolie s'installe, on se fait âgé, on suit une routine, peut-être est-ce ça la mort ? La basse saison est bien longue, vont-ils revenir ? Non pas qu'on ait besoin d'eux. On s'inquiète pour eux, c'est normal. La solitude nous va si bien. BA

Mother ! (Darren Aronofsky, 2017)
Mother ! est comme la nouvelle confiture Bonne Maman Fruits Intenses (2017) : on pense aimer mais es-t'on prêt à vivre telle intensité ? Car oui Mother ! de par sa forme est une perpétuelle remise en question de la zone de confort de son spectateur. C'est une claque dont aura beau décortiquer les raisons -fait-elle mal ou du bien- elle se vit de l'intention dans le bras jusqu'à la joue rougie. Mother ! est un exercice de style insensé qui te déshabille de tes repères pour te faire accepter les siens mouvants. Mother ! est viscéral, il parle à ta vésicule biliaire. BA

World of Tomorrow Episode 2: The Burden of Other People's Thoughts (Don Hertzfeldt, 2017)
Je vantais Don Hertzfeldt en 2015 pour le premier volet des aventures de Emily Prime et ses multiples clones. A chaud, je suis moins unanime concernant la sequel. Le réalisateur l'avoue lui même, monter une histoire autour des réactions spontanées de sa nièce de 4 ans est chose aisée. Mais constituer la suite avec les monologues décousues d'une fillette qui a maintenant 5 ans est plus dur. Je salue cependant l'entreprise expérimentale qui fait se croiser science-fiction et la folie douce de l'enfance. L'oeuvre de Don Hertzfeldt est nécessaire. Trailer

mercredi 27 décembre 2017

SolangeBouffeTaCultureChallenge - 2017 - Trimestre 4 (1/2)


Jeux-vidéo

Until Dawn : Rush of Blood (Supermassive Games, 2016)
Il est certain que j'ai bien fait de ne pas investir dans la VR pour Resident Evil 7. Après avoir enchaîné les expériences de motion sickness, Until Dawn : Rush of Blood s'avère être le jeu qui en plus d'être extrêmement jouissif ne ruine pas ton estomac pour plusieurs jours. En tout cas, pas pour la raison suscitée car rappelons le, ce roller coaster de la mort est méchamment gore et méchamment effrayant en plus de proposer un certain challenge. Meilleure expérience VR pour l'instant. Merci le blackfriday Micromania, j'espère quand même des killers game à venir pour rentabiliser le support. Trailer

The Unfinished Swan (Giant Sparrow, 2012)
Je lorgnais déjà sur ce jeu depuis un certain temps. Mais il aura fallu que je me prenne cette incroyable claque cette année avec What Remains of  Edith Finch pour me pencher sur le premier né du studio Giant Sparrow. Outre le concept ludique et régressif à la Splatoon qui consiste à mettre de la couleur dans ce triste monde, The Unfinished Swan, comme son aîné, délivre un sentiment bien particulier. Les jeux de Giant Sparrow sont des contes pour adultes : graves mais où s'en dégagent aussi un sentiment de sécurité. Leurs mondes sont enchanteurs, je m'y laisse volontiers prendre par la main. Trailer

Gorogoa (Jason Roberts, 2017)
Jason Roberts est un héros. Il présente un concept de jeu génial en 2011. Une direction artistique à tomber qui ne donne envie que d'en voir plus. Entre problème d'argent pour financer la suite du développement et perfectionnisme qui l'oblige à revoir une partie de ce qu'il a déjà réalisé, Jason Roberts sûrement mais doucement est finalement allé jusqu'au bout de ses ambitions. Ce jeu est beau. Les énigmes brillent vraiment par leur ingéniosité. Et surtout ce dédale onirique de tableaux qui donne tout son sens à l'inception. Le redéveloppement du jeu a valu la peine : Gorogoa passe de pépite à chef d'oeuvre. Trailer


Concert

Sam Amidon - 1 novembre @ Espace B, Paris
22 novembre 2013, Shakespeare and Company, je me fais interdire l'accès à l'étage car soit distant plein à craquer, il ne faut pas déranger, le show est en train d'être filmé. Putain. 4 ans après, même si l'Espace B n'est pas si grand, un petit public mais de vrai fan que je devine à la couleur des applaudissements vient se réunir pour ce mec génial. Sam Amidon sans prétention envoie sa folk au banjo avec ce cri de l'âme d'une americana du fin fond du Vermont. C'est authentique ; l'émotion est là. Sam Amidon ne peut être que ce vieil ami qui a tant à nous raconter. Chanson

Tony Allen - 20 novembre @ Elysée Montmartre, Paris
Tony n'a pas épousé vingt huit femmes mais Tony est encore là lui. Pionnier de l'afrobeat avec son poto Fela Kuti, Tony malgré ses bientôt 80 ans joue de la batterie et plutôt bien. Entouré de ses musiciens, il se fait figure de leader discret qui s'empressera de remercier un bon millier de fois son public. Comme ça c'est fait, place au jazz. Tony se fait un peu attendre pour jouer son premier solo ; l'emballement se fait crescendo pour qu'enfin il revienne à son registre de prédilection. Le groove est là alors c'est parti tout le monde à Lagos. Chanson



Expo/Spectacle

Derain, Balthus, Giacometti, Une amitié artistique @ MAM, Paris
J'aime bien Balthus pour son roi des chats. Il trônait dès l'entrée de l'expo que j'aurais pu ne pas aller plus loin car wala j'ai vu. La sculpture de Giacometti certes célèbre me laisse indifférent. Sa peinture éveille par contre des choses chez moi ; Derain ça va puisque comme cité précédemment j'aime les petits minous donc les fauves. Et bien tout ce beau monde était copain comme cochon. Ça créé donc des proximités dans l'art de chacun, ce que l'expo s'essaye à rapprocher. Une chose est certaine et qu'il les concilie, c'est ce même rapport avec la réalité "augmenté" ! Site

La peur (Stephane Szeig) @ Théâtre Michel, Paris
Stéphane Szeig est quelqu'un de plutôt abordable. La mise en scène par Elodie Menant est du même acabit. C'est clair, précis et au service de l'histoire. Les tourments intérieurs des personnages sont bien retranscrits. Hallucinations ou pas, la pièce se déroule comme un thriller dont le dénouement n'attend que d'être dynamité avec un twist ending digne de HBO. Si j'étais breton, je dirais même que ça tient à du Hitchcock. Il n'en reste que mentir c'est pas bien, tromper son conjoint encore moins, il faut être gentil. Site