mercredi 28 septembre 2011

Punkryden Mixtape : September 2011


On part sur les chapeaux de roues et l'energie communicative de Alps de Motorama. Ca donne envie d'aller courir dans les champs avec Ingrid ; de descendre une bouteille de Mezcal et pratiquer le n'importe quoi. Barbara Panther, bjorque rwando-berlino-belge à qui on ne peut pas coller d'autre étiquette. Reste une voix athypique, des arrangements pleins de peps et ce grain de folie qui fait la différence. Walls, j'ai été un petit réticent au premier abord car je faisais la confusion avec l'album du même nom d'Apparat. L’a priori passé, c'est bel et bien un monument electro qui s'offre à nous. Grandiose! Avey Tare car je n'ai tout simplement pas eu ma dose d'Animal Collective pour cette année. Je pioche donc dans l'année passée ; je m'auto-flagelle avec le sourire d'avoir laissé passer, certes, un disque mineur mais un vrai bon disque mineur. Le mezcal ne suffit plus ; tapons dans la mescaline avec Wooden Shjips et sa machine rock psyché west coast represent. Ca tappe dur sur le crâne, de quoi perdre tout repère connu durant ce petit trip ensoleillé. Viens Braids, trouvé dans l'urgence pour boucler une mixtape de 10 morceaux d'une durée de 40 à 45 minutes. J'espère que le morceau est bien. Place à la scène française qui ne démérite pas avec Petit Fantôme. Bordeaux à l'honneur, je connais le bonhomme comme montagnes de l'Atlas accompagnant François, le type qui est de l'eau qui est de l'eau qui est de l'eau! Pop aventureuse que-j'ai-envie-d'écouter et des textes en français totalement délirants. Barbara Panther de nouveau car bon je l'aime bien. Direction les 70's, Linda Perhacs et ses parallelogrammes nous délivre de la pure musique de hippie qui a un flash-back en plein milieu du morceau. Et tout en toudoudoudouceure s'achève la Punkryden Mixtape avec Idaho car demain Londres! 

samedi 3 septembre 2011

Punkryden Mixtape : August 2011



Autistique, la Punkryden Mixtape revient inlassablement chaque mois. Avec le retard qui l'a fait se publier dans le mois de septembre, certes, mais l'idée est là. Je démentirai aussi le fait que cinquante pour cent de la tracklist s'est, décidé cinq minutes avant de compiler le tout. On commence toujours de manière catchy avec du 2009 : Dan Deacon et son sur-vitaminé Bromst. Album qui m'a pas mal accompagné après son intervention à La Route de la Rock. S'en suit Woods et son Sun and Shade, vrai bonne découverte. J'ai des quotas quant à la musique d'inspiration pop sixties mais ici comment ne pas craquer face à une si bonne production. Health reprend Pictureplane. Je ne connais pas l'original de Pictureplane. Je ne connais pas Pictureplane non plus. Mais la chanson est certifiée « punkryden mixtable » donc pourquoi pas. Quelle joie! Le St. Vicent leaked à temps pour figurer ici-bas. Déception tout de même, car l'album est inégal tandis que des titres comme Surgeon et Cruel se démarquent violemment dans une dimension spatiale supplémentaire qui satisfait le porteur de lunettes 3D. Avec Grooms, ce sont les voix qui bénéficient de la troisième dimension. Choisi pour la jeunesse sonique qui s'en exhale mais plus j'écoute et plus j'ai l'impression d'entendre Foals. Quota hype cheched avec Cat's Eyes. « Je suis de l'eau, je suis de l'eau, je suis de l'eau », la Route de la Rock a rouvert une plaie béante que j'ai tenté en vin (rouge) de cautériser. Je suis de l'eau et l'assume pleinement à partir de maintenant. Girls. The Caretaker, un ovni musicale qui plane à cent autres milles lieux dans un plan astral adjacent. Et j'ose parler d'ovni alors que Lcd Catsystem suit et conclut. Ca me fait penser qu'il faudra que je jette une oreille au James Murphy de 2010. Sur ce, miaou à tous! 

mardi 30 août 2011

CR Route de la Rock 2011 - Collection Eté


La Route de la Rock c'était mon idée. Une programmation indie way of life. La petite Bretagne comme terre d'accueil. Mes intrépides amis pour partager ces moments. Va pour le compte rendu décousu, digressions en tout genre et n'importe quoi en puissance. La Route n'a pas été trop longue, merci aux longs blablages issus du quart féminin. Première étape à Montfort-sur-Meu où on y parle antiquité, généalogie et surtout on y mange la fameuse galette saucisse. Montfort-sur-Meu s'avère être une ville très ouverte, voire en libre service à qui veut dépouiller la marie ou le cimetière. Far breton et rediffusion de The Blacks Angels concluent une journée ou d'autres s'enfilent Mogwai. C'est pas grave, le meilleur reste à venir. En attendant, c'est la dernière nuit dans un lit des plus douillet.

Petite étape au Mont St-Michel, lieu hautement touristique où on peut manger des pommes sans être importuné. J'ai du raté quelque chose mais j'ai pas vu ces foutus chevaux au galops. Lors de l'acquisition des bracelets de festivalier, c'est Flotation Toy Warning qui nous accueille, difficile de ne pas le signaler. On s'agrandit et accueille 10L de vins et son propriétaire. Je m'écorche, sans l'avoir vu venir, je suis saoûl. Je suis donc incapable d’émettre quelques jugements sur Still Corners, Low, sauf peut-être Cults. La fille de Cults doit être jolie et j'ai reconnu « Abducted ». Il pleut. Je capitalise la pluie sur mon corps et dans mon verre de vin rouge en faisant un pied de nez au gens qui s'abritent. Erreur! Jusqu'à que chaque goutte tombée du ciel s'insinue dans tes os à les faire s'entre-choquer. Blonde Redhead fait honneur aux anciens titres. La petite Kazu achèvera le morale des troupes : « Désolé, je suis un peu fatiguée hiiin ». Pendant ce temps là je m'endors contre une grille, battu à mort par la pluie durant The Kills. La crème de marron sauve ma vie. La pluie cesse ; on est plus que deux à se placer pour Battles. Je fais tellement pitié qu'une fille me cède son écharpe. Les types sont charismatiques. Atlas, Tonto y passe même si le dernier album est à l'honneur. Ca sera le meilleur à prendre de la soirée. L'enceinte du fort St Père, le camping ce sont transformés en haut lieu de glissade. Pouilleux, boueux, humide, la nuit et le réveil sont difficiles.

Direction St-Malo pour se munir de bottes d'aigles et manger des galettes. Notre conducteur s"assurera bien  de confier aux forces de l'ordre que « Oui, mais les stupéfiants pas après 22h! ». François And The Altas Moutain nous chante « Je suis de l'eau », je m'identifie et puis c'est entêtant comme refrain. Vu en première partie de Le Loup, ces petits français sont toujours aussi agréables et même encore plus sur une plage avec un verre de rouge. Je ne me blesse pas cette fois-ci mais sans crier gare au gorille, de nouveau, je suis saoûl. Rien compris à Okkervil River. Cat's Eyes se laisse écouter. La fille de Cat's Eyes doit être jolie et j'ai reconnu « The Best Person I Know ». Fleet Foxes est un grand moment ; je fais partie de la tranche de population qui dit qu'il aime. Les renards de la flotte (pas ce soir en l’occurrence, la flotte) est définitivement un groupe qui sait s'adapter à la mesure d'un festival. La beauté des harmoniques de la salle Pleyel sont remplacés par une force de conviction, un esprit de cohésion, de l'émotion instantanée qui fait la marque des grands groupes. Crocodiles, on y épuise nos forces un peu plus loin, en improvisant une danse libérée avec des gens libérées. Et vient enfin Dan Deacon. Le yankee obèse fait s'aglutiner les dingos derrière sa microscopique table de jeu. Le déclic s'est produit. Les festivaliers abandonne toute notion de civilisation pour un pogo genre fin du monde. Le bonhomme s'improvise gourou en nous faisant poser les mains sur le crâne du voisin. La messe a été dite. C'est le dernier concert de ta vie, les bottes d'aigles t'arrivent dans la gueule, les côtes en prennent un cou, les mains s'éternisent sur les fesses des slammeuses, impossible d'approcher plus. Mondkopf me tente pas plus que ça et puis j'ai mal au pied. La nuit est douloureuse. Et très longue car -grande particularité des festivaliers qui dans la nuit répète inlassablement les mêmes expressions, que ce soit « Apéro! », ici, l'individu braillait « Wiii, mon fwère » ad vitam. Très flippant car, peut-être qu'il agissait en guise de vengance, du fait que j'eu pris un accent afwicain en début de soirée.

Au réveil, témoin d'une conversation improbable entre hipster au slim vert qui ne s'assume pas et des mecs lambda qui sort de la douche. Le pauvre bougre se fera lyncher. Le festival s'achève. Paris est moche.

samedi 23 juillet 2011

Des clips qu'ils sont biaing!

2009, il y a une chanson à laquelle j'avais plus qu'accroché. Non pas que la chanson soit exceptionnelle en soi. Surtout que l'artiste en question, c'est Charlotte Gainsbourg. Avec Beck à la rescousse. Mais c'est surtout du clip dont je m'étais entiché à la folie. Heaven Can Wait, réalisé par Keith Schofield, un vrai petit bijou. Oui, car le réalisateur c'est amusé à enchaîner plan absurde sur plan ubuesque. Une photographie ultra soignée qui fait que c'est un réel plaisir de re-mâter pour capter des détails manqués dans ces plans si riches.


2010, pour le coup la chanson que je vais évoqué est exceptionnelle. Fort d'un premier second album (Alegranza!) en 2008 dont la chronique fleurissait déjà dans de nombreux webzines, c'est de El Guincho dont il s'agit. Bombay, clip réalisé par Nicolas Mendez, une perle. Même schéma que celui où figure la fille à Lucien. Mais en beaucoup plus sexy pas pour me déplaire. Et toujours cette cohérence interne entre chaque plan. J'en profite pour ajouter que Pop Negro (2010) vend du rêve, c'est dit.

2011, qu'elle est cool cette chanson. Battles revient avec un second album qui passe avec succès le cap du... second album. Je vais pas m'étendre sur le départ de Tyondai Braxton car j'en ai pas envie. Ice Cream, clip réalisé, tiens donc par derechef Nicolas Mendez. Toujours foutrement hipster et sexy pas pour me déplaire je me répète. Moins délirant que les clips précédent, on sent tout de même qu'il y a une certaine recherche de l'absurde. Et c'est ce truc commun aux trois clips cités qui me fascine.

Appel à témoin : des clips dans le même genre? Je suis preneur!

Punkryden Mixtape : July 2011


1. Oh NO ITs POk - Wa Ki So
2. Xiu Xiu - Only Girl (In The World) (Rihanna Cover)
3. Eleanor Friedberger - Inn Of The Seventh Ray
4. Hauschka - Two AM
5. Idaho - A Million Reasons
6. Kurt Vile - Baby's Arms
7. Radiohead - Little By Little (Caribou Remix)
8. Good old me, by Stanley Brinks
9. My Disco - Young
10. Hauschka - Children

Punkryden Mixtape : July 2011

C'est que je n'en suis pas peu fier de cette nouvelle mixtape. D'entrée de jeu, c'est l'urgence punk de Oh No Its Pok qui pose ces conditions. Morceau bien catchy, dommage que l'album soit vite pénible. Jamie Stewart nous délivre ensuite une reprise de... Rihanna. Tant mieux pour mon quota mainstream et les probables lectures que ça va engendrer. La moitié féminine de the Fiery Furnaces fait du Fiery Furnances alors un Fiery Furnaces est toujours bon à prendre surtout quand c'est vraiment bon à prendre. Hauschka, c'est un petit peu le miracle de ces dernières semaines. Le minimalisme dans sa forme la plus pure, à écouter des heures sans se lasser. Mais avec ce supplément d'âme qui fait que chaque morceau tend à illustrer la BO d'un film imaginaire. Il est temps maintenant de se poser sur les nuages avec Idaho, indie pop toudoudouce comme il en faut. En ce qui concerne Kurt Vile et la chanson Baby's Arms, c'est avant tout le clip pour lequel je suis littéralement tombé amoureux. Le clip met en scène la fille parfaite qui sera mienne un jour, un vrai rayon de soleil. Puis Radiohead n'aura jamais été aussi sympa à écouter que remixé par Caribou, c'est dit. Après cette petite mise à jour sur 2011, petite rétrospective 2010 sur des titres qui méritent de figurer par ici. André Herman Düne et son incroyable Hoots. Le rock minimaliste de My Disco. Et encore Hauschka car cet artiste fait un sans faute dans mon coeur. 

mardi 7 juin 2011

Punkryden Mixtape : May 2011


1. Suuns - Up Past The Nursery
2. Colin Stetson - Lord I Just Can't Keep From Crying Sometimes (feat. Shara Worden)
3. Chad VanGaalen - Peace On The Rise
4. Arrington De Dionyso's Malaikat Dan Singa - Baru Limunan
5. Secede - Leraine (feat. Kettel)
6. Grouper - No Other
7. Bon Iver - Minnesota, WI
8. Esmerine - Trampolin
9. Gablé -  BuNCH
10. Esmerine - Snow Day For Lhasa

Punkryden Mixtape : May 2011

dimanche 15 mai 2011

Arrington De Dionyso's Malaikat Dan Singa


Malaikat Dan Singa, en plus d'être un nom de groupe foutrement in-mémorisable pour lequel je dois à chaque fois me référer à la spreadshit qui recense toutes mes écoutes, c'est le projet de trans-utopian world music (c'est pas moi qui le dis) de Arrington De Dionyso's. Totalement indé au point que j'ai du acheter l'album pour y jeter une oreille, c'est la chronique de chez Des Chibres et des Lettres qui m'a été de bon conseil.

Le dernier album en date, Suara Naga, est ineffable. Mais si je devais trouver des mots, je dirais que c'est la convergence entre Suicide (l'oppression), Volcano The Bear (le folklore imaginaire) et Nosfell (le chant mutant). Mais c'est avant tout le punk et son urgence qui prédomine avec des morceaux plutôt courts. Et détail de la mort qui tue la mort, on est en face bien du seul groupe américain à chanter en Indonésien.

Arrington de Dionyso's Malaikat dan Singa - Kerasukan

Take Away Show #114 _ MALAIKAT DAN SINGA